Le Quotient Intellectuel diminue en groupe
« L’union fait la force ». Il semble que parfois, non. Des chercheurs ont souhaité étudier cet effet de groupe à l’aide de tests de QI et de l’imagerie à résonance magnétique (IRM).
Des chercheurs ont recruté 70 étudiants de deux universités et leur ont fait passer un test de QI puis les ont divisé en groupes de 5 personnes de QI égaux. Leur QI moyen était assez semblable, autour de 126. Ensuite, ils ont repassé les test de QI par groupe mais cette fois on leur indiquait les résultats des autres participants.
Verdict : tous les candidats, sans exception, ont vu leur QI baisser significativement. En revanche, les chercheurs identifient deux sous-groupes dans chaque groupe. Un groupe « haute performance », qui réussit à augmenter légèrement ses performances au cours du temps et un groupe « faible performance » qui ne cesse de s’effondrer.
Les chercheurs expliquent : « nous avons découvert que le rétrocontrôle du classement social altérait les capacités intellectuelles de la plupart des gens. » De plus, ils ont fait passer un IRM aux participants pendant leur test de QI et ont constaté une activation d’une région de l’amygdale associée à la peur et à l’excitation émotionnelle. Cette activation a diminué au cours du temps dans le groupe « haute performance » mais pas dans le groupe « faible performance ». Pour les chercheurs la raison de la disparité entre les deux groupes n’est pas connue mais s’expliquerait probablement par certains traits de personnalité. L’IRM a également révélé l’activation du noyau accumbens dans le cerveau, utilisé pour les fonctions de récompense. Cela a montré que l’exercice était motivant pour les sujets. Lorsque leur classement montait, ils se sentaient récompensés.
En conclusion, ils estiment que l’idée selon laquelle le QI est quelque chose de mesurable isolément sans tenir compte du contexte social est fausse. L’auteur de l’étude ajoute: « vous pouvez avoir l’impression que les réunions de travail vous ‘abrutissent’ le cerveau, et bien nos résultats suggèrent que c’est littéralement le cas. »
Référence : Kishida KT, Yang D, Quartz KH, Quartz SR, Montague PR. Implicit signals in small group settings and their impact on the expression of cognitive capacity and associated brain responses. Philos Trans R Soc Lond B Biol Sci. 2012 Mar 5;367(1589):704-16.
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