Nutrition de l’endurance, le livre : ma critique
Un nouveau livre sur la nutrition du sportif vient de sortir. Dans la même collection que mon livre « Nutrition de la Force« , ce livre est destiné aux sportifs d’endurance.
Les éditions Thierry Souccar m’ont généreusement prêté un exemplaire du livre, voici mon analyse.
Écrit par deux médecins, Fabrice Kuhn et Hugues Daniel, passionnés par l’endurance et l’ultra-endurance, « Nutrition de l’endurance » partait dès le départ avec un bel atout.
Le premier chapitre est consacré aux bases de l’alimentation. Et quand je dis « bases », je parle véritablement des notions les plus essentielles : les calories, les glucides, les lipides, les index glycémiques, les quantités d’aliments nécessaires, etc. Cette première partie est donc idéale pour les novices qui y trouveront rapidement toutes les bases nécessaires pour aborder des notions plus complexes par la suite (que ce soit celles du livre ou plus tard au cours de leur vie). Les personnes ayant un niveau « intermédiaire » y trouveront également leur compte via l’ensemble de petits détails qui ajoutent de la plus-value au chapitre. En revanche, les sportifs ayant déjà de bonnes connaissances diététiques pourraient s’y ennuyer.
Certaines parties sont très poussées et toucheront un grand nombre. Par exemple, comment choisir son eau plate et gazeuse, le tout accompagné de tableaux récapitulatifs et comparatifs. Même chose pour les cafés. Ensuite ce sont les vitamines et les minéraux qui sont passés au crible, un peu trop cette fois, on s’éloigne de la recommandation pratique.
La partie suivante concerne la nutrition plus spécifique de la performance. D’un certain côté cette partie est décevante car elle n’offre pas de recommandations alimentaires précises et techniques pour la performance comme dans « Nutrition de la Force ». En revanche l’accent a été mis sur la nutrition pendant l’effort, qui reste un des socles de la performance en endurance. Le livre intègre notamment un tableau comparatif très bien fait sur les différentes boissons de l’effort disponibles sur le marché suivi des conseils pour la récupération.
Le chapitre suivant tente d’aborder des stratégies pour la compétition mais m’a semblé décevant, les auteurs étant peu favorables à l’utilisation de compléments alimentaires.
Pour finir sont abordés les problèmes de santé du sportif d’endurance tels que les troubles digestifs, crampes, tendinites ou anémie.
Le dernier chapitre est consacré à des recettes que je n’ai pas personnellement testées.
En conclusion, « Nutrition de l’endurance » est un excellent livre pour le sportif d’endurance. Il ravira le sportif amateur ou semi-professionnel. En revanche, si vos connaissances en nutrition sont déjà importantes et si vous recherchez une approche technique avec la micronutrition, vous pourriez rester sur votre faim.
Vous pouvez retrouver une interview des auteurs sur le site de LaNutrition.fr en cliquant ici mais aussi mon interview : « Julien Venesson : Il y a trois problématiques pour améliorer les performances en endurance« .
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Julien,
Il est sur que ce livre semble intéressant, je vais d’ailleurs l’acheter.
Une question néanmoins: si je reprends ce que vous disiez dans votre livre, de plus en plus de sports d’endurance font appel à la musculation, qu’il s’agisse de la course à pied, du triathlon, de la natation, etc.
De ce fait, ne pensez-vous pas que la diététique de toutes les activités va se ressembler (exceptée l’alimentation pendant l’épreuve si besoin est)
Ce serait une erreur pour la performance. Les séances de musculation dans les sports d’endurance restent modérées et une alimentation d’endurance en musculation ralentirait fortement la progression.
Les séances de musculation restent modérées par rapport aux sports explosifs, c’est certain.
Mais doit-on néanmoins s’alimenter comme vous le préconisez dans votre livre?
Autrement dit ne serait-ce pas une bonne chose de prendre des acides aminés ramifiées à la fin d’un effort d’endurance?
Pas franchement. Et quel est le rapport avec mon livre ?
Si je pratique la musculation de façon modérée, pour une activité d’endurance, je n’ai donc pas besoin de m’alimenter comme si je faisais de la musculation?
C’est en cela que que je vois le rapport avec votre livre.
Oui. Si on vise la performance en endurance on suit les principes de « Nutrition de l’endurance ». Si on vise la performance en sports de force, on suit les principes de « Nutrition de la Force ».
Est-ce que le livre « Nutrition de l’endurance » est adapté au football ou il faudrait faire un mix des informations avec votre livre (Nutrition de la Force) ?
Je pense que mon livre est plus adapté. Mélanger les deux livres n’est pas une bonne idée.
Je viens de recevoir le livre…Je te donnerai mon avis au plus vite.
Je viens de finir une première lecture.
Un livre bien fait.
Comme vous le disiez, pas de conseils sur la supplémentation en vitamine D, même si les auteurs reconnaissent des carences à une grande partie de la population en automne et hivers. Une phrase sibylline sur la supplémentation en acides aminés ramifiés dans la ration de récupération.
Je passe aussi sur les produits laitiers et le miel…
Des explications sur les problèmes digestifs qui touchent les adeptes de l’endurance. Rien de bien nouveau…
Je préfère lire votre livre et vos articles. La stratégie n’est pas la même certes, mais j’essaye de m’en inspirer.
Chaque hivers j’étais malade 10 à 15 jours. Il me fallait un mois pour retrouver le rythme. Depuis trois ans suite à la lecture de vos articles, je supplémente en D3, oméga3, et Vitamine C…
L’hivers se passe très tranquillement, malgré un environnement de grippés et autres.
Je ne sais pas si vous avez un autre livre en préparation, mais après « la nutrition de la force » vous n’avez plus le choix: l’endurance s’impose!!!
2012-2013 sera plein de surprises.
Dommage, j’aurai aimé avoir plus indications…
Je vais lire, « ailleurs » si vous avez distillé des informations…
Mais continuez… Bon courage.