Calculateur
Métabolisme de base & besoins en calories

Équation de Harris et Bénédict (1919)
La première formule a été proposée par le spécialiste en biométrie James Arthur Harris et le nutritionniste Francis Gano Benedict en 1919.
Femme : 655,0955 + ( 9,5634 × poids en kg) + ( 1,8496 × taille en cm) – (4,6756 × âge en années)
Homme : 66,4730 + (13,7516 × poids en kg) + (5,0033 × taille en cm) – (6,7550 × âge en années)
Cette formule originelle est très populaire, mais les nouvelles études montrent qu’elle est devenue obsolète et moins précise.
Équation de Harris et Bénédict réévaluée par Roza et Shizgal (1994)
En 1984, l’équation de Harris et Bénédict a été revisitée pour améliorer son caractère prédictif par deux chercheurs, Allan M. Roza et Harry M. Shizgal. Ils se sont basés sur plusieurs études, d’après les mesures de Harris et Bénédict eux-mêmes en 1928 et 1935.
Pour obtenir le résultat en MJ (Mégajoules), on applique la formule :
Femme : 2,741 + (0,0402 × poids en kg) + (0,711 × taille en m) – (0,0197 × âge en années)
Homme : 0,276 + (0,0573 × poids en kg) + (2,073 × taille en m) – (0,0285 × âge en années)
Pour obtenir le résultante en kcal, on applique la formule :
Femme : 447,593 + (9,247 × poids en kg) + (3,098 × taille en cm) – (4,33 × âge en années)
Homme : 88,362 + (13,397 × poids en kg) + (4,799 × taille en cm) – (5,677 × âge en années)
Équation de Mifflin et St-Jeor (1990)
À la même époque, des chercheurs de l’université du Nevada ont élaboré une nouvelle équation. Appelée formule de Mifflin-St Jeor en référence à ses deux auteurs principaux, elle émane de l’étude d’une population adulte sédentaire de poids normal à obèse, d’un âge de 19 à 78ans. Cette formule ne prend pas en compte la composition corporelle. Selon les résultats d’une étude publiée dans le Journal of The Academy of Nutrition and Dietetics, son degré de précision est supérieur à l’équation de Harris-Benedict. Elle sert de référence à l’Académie de Nutrition et de Diététique américaine.
Femme : (10 × poids en kg) + (6,25 × taille en cm) – (5 × âge en années) – 161
Homme : (10 × poids en kg) + (6,25 × taille en cm) – (5 × âge en années) + 5
Équation de Black et al. (1996)
Il existe une autre formule de référence, proposée par Black et son équipe en 1996. Mise au point en étudiant les données relatives à 574 personnes âgées de 2 à 95 ans, les profils particuliers (athlètes, femmes enceintes…) ont été exclus pour ne pas fausser les résultats. Elle est donc efficace pour les hommes et femmes sédentaires, dans un état physiologique normal.
Femme : 0,963 × (poids en kg 0,48) × (taille en m0,50) × (âge en années-0,13) × (1000/4,1855)
Homme : 1,083 × (poids en kg0,48)× (taille en m0,50) × (âge en années -0,13) × (1000/4,1855)
Le fait de multiplier par 1000/4,1855 permet d’obtenir le résultat en calories alors qu’il est initialement en mégajoules.
Équation de Schofield et al. (1985)
C’est l’équation de référence pour l’OMS, la FAO et L’UNU. À la différence des autres formules, elle ne prend en compte que l’âge, le sexe et le poids. De plus, elle est adaptée d’une population très spécifique. Les données utilisées pour l’élaborer sont relatives au métabolisme de base d’Européens jeunes à 45% d’origine italienne qui ont reçu une formation militaire ou policière. On recense 2279 hommes et seulement 247 femmes âgés de 19 à 82 ans, avec un faible pourcentage de représentation pour la population âgée.
Homme (10-17 ans) : 17,686 x poids en kg + 658,2
Femme (10-17 ans) : 13,384 x poids en kg + 692,6
Homme (18-29 ans) : 15,057 x poids en kg + 692,2
Femme ( 18-29 ans) : 14,818 x poids en kg + 486,6
Homme (30-59 ans) : 11,472 x poids en kg + 873,1
Femme ( 30-59 ans) : 8,126 x poids en kg + 845,6
Homme (+ 60 ans) : 11,711 x poids en kg + 587,7
Femme (+ 60 ans) : 9,082 x poids en kg + 658,5 Cette formule peut être utilisée par les athlètes qui ne disposent pas de leur masse maigre ou graisseuse.
Équation d’Oxford ou d’Henry (2005)
La formule d’Henry prend en compte la base de données de Schofield. Elle l’optimise pour diminuer la représentation de la population italienne et pour inclure une plus importante proportion de personnes provenant des tropiques. C’est la formule la plus récente et considérée comme la plus fiable, car elle est basée sur une plus grande diversité de populations. Les personnes jeunes sont également mieux représentées, ce qui augmente sa pertinence pour cette tranche d’âge. À l’image des formules précédentes, elle ne prend pas en compte la composition corporelle.
Femme ou homme : 14,2 x poids en kg + 593
Équations de Cunningham (1980 et 1991)
L’équation de Cunningham est la première équation qui prend en compte la masse maigre comme principal composant du métabolisme de base. Sa version d’origine se base sur une faible base de participants (228) et se traduit par la formule suivante :
Femme ou homme : 500 + masse maigre en kg x 22
Plusieurs années après cette publication, J.J. Cunningham a repris plusieurs études utilisant sa formule pour l’améliorer. Mise à jour à partir d’une base de données plus conséquente (1483 participants), elle devient :
Femme ou homme : 370 + masse maigre en kg x 21,6
Équations pour les athlètes
Plusieurs études ont été réalisées par la suite pour déterminer le métabolisme de base chez les sportifs ou athlètes. On retrouve notamment :
L’équation de De Lorenzo (1999) développée à partir d’un groupe d’athlètes pratiquant le waterpolo, le judo et le karaté.
Femme ou homme : (9 x poids en kg) + (11,7 x taille en cm) – 857
L’équation de ten Haaf et Weijs (2014) élaborée à partir d’un groupe d’athlètes variés pratiquant un sport individuel ou collectif. Elle se décline en deux versions, intégrant le poids corporel ou la masse maigre, de qualité similaire.
Femme ou homme : 0,239 x (95,272 x masse maigre en kg + 2026,161)
Femme ou homme : 0,239 x (49,94 x poids en kg + 24,59 x taille en cm – 34,014 x âge + 799,257 x sexe + 122,502)
Le sexe-ratio est de 1 pour les hommes et 0 pour les femmes.
L’équation de Tinsley (2019) développée à partir d’athlètes, elle aussi sous deux formes.
Homme et femme : 25,9 × masse maigre en kg + 284
Homme et femme : 24,8 × poids en kg + 10
Anecdotiquement, la formule de Cunningham, qui a été conçue en excluant la population d’athlètes, est celle qui se rapproche le plus d’une approximation réelle de leur métabolisme de base d’après les études de :
- Thompson et Manore (1996), menée auprès d’un groupe d’athlètes variés.
- Carlson et al. (2011), menée auprès d’un groupe d’athlètes pratiquant le rameur et le canoë.
- Jagim et al. (2017), menée auprès d’un groupe d’athlètes pratiquant des sports d’équipe notamment.
Pourquoi des équations différentes selon le genre ?
La plupart des équations varient pour les femmes et les hommes, en raison des différences majeures de composition corporelle selon le genre. À poids égal, les hommes ont une musculature plus développée que les femmes, moins de tissus graisseux et une densité osseuse supérieure. La masse maigre consommant une quantité accrue d’énergie, le métabolisme de base des hommes est plus élevé que celui des femmes. Chez ces dernières, il augmente lors de la grossesse et de l’allaitement et diminue à la ménopause.
Des limites à prendre en compte
Les méthodes d’évaluation du métabolisme de base par l’intermédiaire de formules mathématiques ne donnent qu’un résultat approximatif. La plupart n’intègrent en effet pas certains paramètres qui exercent une influence sur celui-ci, comme la répartition entre masse grasse et masse musculaire au sein de l’organisme. Une étude suggère également que l’origine ethnique et les fluctuations de poids passées ont une répercussion sur la précision de l’évaluation du métabolisme de base par ces équations. Si cette approche présente des limites, elle offre un moyen rapide et pratique de se faire une idée globale de sa dépense de fond en calories en fonction de son profil. Notre calculateur vous offre le choix entre 13 équations, afin d’utiliser celle qui vous correspond le mieux.











