La vitamine D est-elle efficace contre le coronavirus ?

"vitamine D" écrit sur une plage de sable

Initialement perçue comme une simple grippe, le coronavirus de 2019 affiche une vitesse de propagation et une mortalité nettement supérieure. Le nom complet du virus est coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (ou SARS-CoV-2). SARS-CoV-2 peut déclencher une pneumonie qu’on appelle Covid-19 ou nCov-2019.

A ce jour il n’existe ni vaccin ni traitement ayant fait la preuve de son efficacité contre cette infection. Dans cet article nous allons faire le point sur ce virus et sa dangerosité. Dans un second temps nous examinerons s’il existe des preuves scientifiques permettant de recommander la prise de vitamine D ou d’autres molécules naturelles pour lutter contre le coronavirus. Nous examinerons également comment le virus tue ; que faire en cas de diabète ou d’hypertension pour minimiser les risques et comment nous pouvons espérer agir pour diminuer le risque de décès.

Qu’est-ce que le coronavirus ?

Le terme de « coronavirus » désigne en réalité une famille de virus qui touche les voies respiratoires, dont fait partie Covid-19. On retrouve dans la même catégorie le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (nom de code MERS-CoV) ou syndrome respiratoire aigu sévère lié au coronavirus (nom de code SARS-CoV) ou le simple rhume. Le coronavirus Covid-19 n’est pas le plus mortel des coronavirus (SARS-CoV a un taux de mortalité situé autour de 10%) mais c’est certainement le plus contagieux ce qui explique pourquoi l’OMS parle maintenant de pandémie et pourquoi il s’est répandu partout sur la planète en quelques semaines.

Covid-19 a fait son apparition en Chine dans la ville de Wuhan sans qu’on en connaisse véritablement l’origine. Certaines personnes pensent que ce virus était initialement confiné à des espèces animales et qu’il se serait répandu après la consommation d’animaux sauvages (chauve-souris, pangolin) via le marché d’animaux sauvages de Wuhan. C’est en tout cas la thèse internationale principale depuis le début de l’épidémie.

Mais plus récemment, Zhao Lijian, porte-parole de la diplomatie chinoise, a déclaré sur Twitter que « il est possible que ce soit l’armée américaine qui ait apporté l’épidémie à Wuhan ». Ces déclarations sont d’ailleurs suivies par une partie de la population chinoise qui relaye de telles théories sur les réseaux sociaux chinois. La plus populaire étant que le virus aurait été créé par les américains avant d’être déposé en Chine à Wuhan en octobre dernier lorsque la délégation américaine des Jeux mondiaux militaires s’est rendue sur place. Théorie du complot ? Nul ne le sait mais la guerre économique entre la Chine et les États-Unis est si forte que toutes les hypothèses sont permises.

Enfin, dernière théorie : celle qui stipule que le nouveau coronavirus était étudié à l’institut de virologie de Wuhan, un laboratoire pharmaceutique ultra moderne et ultra sécurisé de niveau P4 construit en 2015 et qu’il se serait échappé du lieu dans des circonstances inconnues.

L’histoire de l’origine de ce nouveau coronavirus n’a donc pas fini de défrayer la chronique.

Le coronavirus de Wuhan en détail

Quels sont les symptômes de l’infection ?

Selon l’OMS, les symptômes généralement observés sont la fièvre, la fatigue et une toux sèche. Plus rarement il peut y avoir des douleurs, un nez bouché, un mal de gorge et des troubles du transit (diarrhées). Ces symptômes ne sont pas dangereux et apparaissent progressivement. Dans de nombreux cas, l’infection ne donne aucun symptôme, surtout chez les enfants, mais ils peuvent tout de même transmettre le virus. Dans 15 à 20% des cas, des difficultés respiratoires peuvent survenir. Ces dernières signalent que l’infection peut dégénérer et une prise en charge médicale est indispensable. Dans 1% des cas, il n’y a aucun symptôme.

A lire pour plus de détails : quels sont tous les symptômes du coronavirus et leur évolution ?

Comment le virus se propage-t-il ?

Covid-19 est transmis d’un malade à l’autre principalement par le biais de gouttelettes respiratoires soit via les airs (toux, éternuements, respiration à moins d’un mètre), soit via des objets ou des surfaces qui ont été touchées récemment par une personne infectée. La contamination est possible après avoir touché de tels objets si on se touche ensuite les yeux, le nez ou la bouche.

D’après l’institut Pasteur, la contagion est possible dès le début des symptômes et même chez les personnes asymptomatiques. Après un contact avec le virus, il faut entre 3 et 15 jours pour tomber malade.

Le virus va-t-il disparaître pendant l’été comme la grippe ?

L’idée que ce virus soit sensible à la chaleur a rapidement émergée au début de la pandémie suite à des premiers résultats in vitro (en laboratoire).

Toutefois, on constate aujourd’hui des nombres importants de contaminations au Quatar, au Bahrein ou en Arabie Saoudite. Des malades apparaissent aussi au Brésil. La probabilité que le virus disparaisse en été est donc très faible mais il reste possible que sa propagation soit ralentie par la chaleur notamment car il y aura moins de gouttelettes d’eau en suspension dans l’air.

Puis-je prendre du paracétamol ?

Officiellement, oui. Le paracétamol est actuellement recommandé contre la fièvre dans l’infection au coronavirus. Pourtant, ce conseil n’est actuellement pas scientifiquement validé dans le cas spécifique du coronavirus, aucune étude n’ayant encore étudié ce point. Ce conseil est donc basé sur « l’habitude » face aux infections virales et au traitement de la fièvre.

Pourtant, la fièvre peut avoir des effets positifs, comme l’indique le site de la Haute Autorité de Santé (HAS) : « La fièvre peut avoir un effet bénéfique lors d’infections invasives sévères (purpura infectieux, septicémie) et il a été observé que des infections graves non fébriles (sans fièvre, ndlr) étaient associées à une augmentation de la mortalité. Par ailleurs, quelques publications indiquent que l’utilisation d’antipyrétiques (médicaments contre la fièvre, ndlr) pourrait retarder la guérison de certaines infections virales. »

Autrement dit, il y a des cas dans lesquels il est probablement bénéfique de ne pas faire baisser la fièvre grâce à un médicament. A ce jour néanmoins, il n’existe pas de donnée solide (ni dans un sens ni dans l’autre) concernant l’utilisation du paracétamol face au coronavirus.

Comment le coronavirus tue ?

Les personnes qui décèdent de l’infection au coronavirus succombent à une détresse respiratoire aigüe ou à une défaillance multi-viscérale. Ces deux phénomènes sont consécutifs à une inflammation massive des poumons. Mais le 13 mars, des chercheurs anglais de l’équipe de Jessica Manson ont publié des travaux dans la revue The Lancet mettant en évidence que cette hyper-inflammation observée dans le coronavirus est la même que celle observée dans d’autres pathologies. Cette hyper-inflammation s’appelle « l’orage cytokinique » ou « syndrome de relâchement des cytokines ».

Ce syndrome est une complication de différentes infections et a déjà été observé dans la grippe par exemple. Il survient lorsqu’un grand nombre de globules blancs du système immunitaires (les lymphocytes) sont activés. Cette activation déclenche la production de médiateurs inflammatoires, les cytokines. En réponse à ces cytokines le système immunitaire produit encore plus de globules blancs.

Un cercle vicieux s’installe qui aboutit à une défaillance générale des organes et ainsi à la mort. Parmi les cytokines impliquées, l’interleukine-6 est considérée comme la responsable principale de cette situation. Dit autrement, la mort survient par excès d’inflammation consécutivement à une infection. Ces orages de cytokines ont été retrouvés dans de nombreuses formes de grippes (H5N1, grippe de 1918) mais aussi à la suite d’infections au coronavirus SRAS-Cov ou d’Ébola.

Comme l’orage cytokinique est consécutif à une inflammation, les personnes touchées par des maladies inflammatoires ou des maladies chroniques (et donc les personnes âgées) sont probablement plus à risque de développer ces complications et donc à décéder des suites du coronavirus Covid-19. Ces données sont donc parfaitement cohérentes avec les chiffres énoncés plus haut sur les statistiques des complications et des décès liés au virus.

Pour finir, il est important de savoir que le syndrome de relâchement des cytokines ne se soigne pas avec des médicaments anti-inflammatoires (cortisone ou anti-inflammatoires non stéroïdiens), même s’il s’agit bien d’une inflammation. Au contraire, les données publiées le 7 février dans le Lancet par le chercheur Clark Russell et son équipe montrent que cette stratégie est probablement dangereuse et augmente les complications et la mortalité ; ce qui, là aussi, confirme les déclarations de notre ministre de la Santé le 14 mars.

La chloroquine est-elle efficace contre le coronavirus ?

Lire à ce sujet notre article dédié pour tout comprendre sur la chloroquine et les conflits d’intérêts qui l’entoure.

Vitamine D et coronavirus

Impact de la vitamine D sur la détresse respiratoire aiguë

Il n’existe évidemment aucune étude scientifique ayant investigué le rôle précis de la vitamine D dans le cadre de la détresse respiratoire aiguë liée au coronavirus puisque ce virus est trop récent et les données médicales trop faibles.

Néanmoins, ce syndrome de détresse respiratoire est une complication d’autres maladies ou d’interventions chirurgicales comme l’œsophagectomie. On peut aussi l’observer chez les bébés prématurés. Dans tous ces cas il existe des études ayant étudié le lien avec la vitamine D.

Par exemple, une étude Irlandaise dirigée par le Pr Onwuneme à Dublin a montré qu’il y avait un lien entre les niveaux de vitamine D dans le sang des enfants prématurés et leur risque de mourir de problèmes respiratoires ; en particulier quand le taux de vitamine D dans le sang est très bas (inférieur à 30 nmol/L).

En janvier 2020 des chercheurs Égyptiens ont confirmé ces résultats en montrant que la supplémentation en vitamine D chez ces nouveau-nés à la dose de 800 UI par jour, était efficace pour diminuer la sévérité et les complications de cette détresse respiratoire.

Même constat pour des chercheurs de l’université de Birmingham qui ont suivi des adultes après une opération de l’estomac avec un seuil de danger situé vers 25 nmol/L. Ils écrivent : « La vitamine D a une action sur plus de 600 gênes au niveau des alvéoles pulmonaires. Le déficit en vitamine D semble contribuer au développement de la détresse respiratoire aiguë ».

Selon ces chercheurs le déficit en vitamine D contribuerait notamment aux complications bactériennes qui peuvent survenir aussi bien après une opération chirurgicale que consécutivement à une infection par un virus.

Toutes les études n’ont pas cette conclusion puisqu’une étude Coréenne sur une centaine de malades en soins intensifs avec détresse respiratoire n’a pas trouvé de lien franc entre vitamine D et mortalité. Néanmoins, dans cette étude seules 5 personnes avaient des niveaux de vitamines D normaux ce qui rend difficile toute interprétation.

Ces petites études ne permettent donc pas de conclure mais elles laissent penser qu’il est probable qu’un déficit sévère en vitamine D (taux sanguin inférieur à 30 nmol/L environ) joue un rôle négatif dans ce syndrome pulmonaire.

Impact de la vitamine D sur les orages de cytokine

Sur la question des orages cytokiniques et de la libération des cytokines inflammatoires comme l’interleukine-6, les données sont plus nombreuses et plus solides.

Il existe en effet des études in vitro et in vivo sur la vitamine D et ses effets sur l’inflammation. Ces travaux concluent que la vitamine D diminue la libération de cytokines inflammatoires, celles-là même qui provoquent les décès :

  • En Mai 2017, des chercheurs de l’institut national pour les maladies allergiques et infectieuses (Bethesda, États-Unis) ont suivi plus de 600 malades du VIH pour constater que plus ils manquaient de vitamine D plus l’inflammation et les niveaux d’interleukine-6 étaient élevés et plus les globules blancs s’activaient exagérément.
  • En janvier 2018, des chercheurs Chinois montraient chez les patients victimes d’accident vasculaire cérébral que plus le taux de vitamine D dans le sang était faible plus les niveaux d’inflammation et de cytokines étaient élevés.
  • En Avril 2018, des chercheurs Iraniens ont montré que chez des personnes ayant des pneumonies en soins intensifs, la supplémentation en vitamine D permettait de diminuer significativement les niveaux d’interleukine-6, une cytokine pro-inflammatoire.
  • En Mai 2019, le médecin Polonais Olszowiec-Chlebna et ses collaborateurs ont montré que chez des personnes touchées par la mucoviscidose et ayant une infection pulmonaire, la prise de vitamine D en complément était efficace pour diminuer la libération de différentes cytokines inflammatoires.
  • En Juillet 2019, des chercheurs Indiens identifiaient un lien inverse entre niveaux de vitamine D dans le sang et niveau de cytokine interleukine-6 chez les malades de la tuberculose.

Là encore les données ne sont pas totalement suffisantes mais indiquent clairement un lien très fort, accompagné d’explications biologiques cohérentes. Manquer de vitamine D est donc très certainement un facteur de risque d’inflammation excessive, y compris au niveau pulmonaire.

Rôle de la vitamine D sur l’immunité

Avant d’aller plus loin, il faut savoir que les infections respiratoires aiguës ne sont pas toutes provoquées par les coronavirus mais aussi par d’autres familles de virus : les virus de la grippe, les adénovirus, les entérovirus, les rhinovirus et bien d’autres.

Sur la question du rôle joué spécifiquement par la vitamine D dans l’immunité, il existe des études globales sur les autres virus qui provoquent des infections respiratoires, dont les coronavirus. Voici ce qu’il en ressort :

  • La plupart des études épidémiologiques trouvent que ces infections respiratoires sont moins courantes dans la population quand les niveaux de vitamine D dans le sang sont élevés (en été par exemple)
  • En Juin 2013, des chercheurs de l’institut Karolinska (Stockholm, Suède) ont publié une méta-analyse des études ayant utilisé la supplémentation en vitamine D contre ces infections. Ils ont conclu à une diminution du risque de l’ordre de 36%, sous réserve que la supplémentation soit quotidienne avec de petites doses plutôt qu’avec de fortes doses (comme des ampoules d’UVEDOSE par exemple). Les chercheurs écrivent également dans leurs travaux que la vitamine D « étouffe l’inflammation excessive ».
  • En février 2017, le célèbre journal médical Britannique BMJ publie une nouvelle méta-analyse encore plus rigoureuse et plus complète, totalisant des données sur près de 11 000 personnes. Résultat : « la vitamine D protège globalement des infections respiratoires ». Les chercheurs soulignent que plus le déficit initial est important plus les effets sont probants mais ils notent toutefois que même chez les personnes présentant des taux normaux au départ, la supplémentation s’avère efficace (diminution du risque de l’ordre de 5% pour les personnes ayant déjà des taux de vitamine D dans le sang supérieurs à 75 nmol/L). Dans cette étude également il est mis en évidence que les fortes doses prises tous les mois ou tous les trois mois via des ampoules sont inefficaces. C’est malheureusement la forme de vitamine D la plus souvent prescrite par les médecins.

Par ailleurs des études globales sur les fonctions de la vitamine D ont mis en évidence que cette vitamine jouait un rôle fondamental sur l’immunité innée et sur l’immunité acquise, aussi appelée « immunité adaptative ». L’immunité adaptative est celle mise en œuvre quand notre système immunitaire rencontre un virus qu’il a déjà rencontré dans le passé ou une version mutée (comme la grippe par exemple). A l’opposé, l’immunité innée est l’immunité naturelle qui détermine notre risque de tomber malade et de quelle manière face à un virus nouveau.

Ces travaux montrent qu’avoir suffisamment de vitamine D dans le sang permet d’améliorer les effets des macrophages et des monocytes. Cela permet d’améliorer notre capacité de phagocytose, processus par lequel les pathogènes sont digérés puis éliminés. Mais la vitamine D agit aussi en produisant des substances naturelles anti-infectieuses actives contre les virus comme les bactéries : les peptides antimicrobiens (défensine β2 et cathélicidine notamment). Ces dernières sont cruciales pour contrôler les infections.

Enfin, ces études sur la vitamine D et l’immunité indiquent aussi qu’une des propriétés fondamentales de cette vitamine est de contrôler les cytokines comme l’interleukine-6. Ce contrôle permettrait certes de limiter les orages de cytokines mais aussi et surtout de diminuer les risques de maladies auto-immunes.

Mais si la vitamine D3 en supplément est si efficace, pourquoi n’est-elle pas systématiquement prescrite ? La question fait encore débat au sein de l’Organisation mondiale de la Santé qui pense qu’il est encore nécessaire d’attendre plus de données avant de pouvoir le recommander à l’échelle globale de la population. Car cela signifierait alors que la vitamine D serait prescrite et remboursée, ce qui n’est pas vu d’un bon œil par tout le monde.

Etudes sur la vitamine D et le coronavirus 2019

En attendant, les études s’accumulent. Le 2 avril 2020, des chercheurs américains et hongrois ont publié un article scientifique dans la revue Nutrients où ils expliquent que de nombreux éléments (ceux que j’expose ici) laissent penser que la vitamine D est importante pour prévenir et lutter contre le coronavirus.

Ils recommandent aux personnes qui ne prennent pas de vitamine D quotidiennement depuis plusieurs mois de suivre le protocole suivant : 10 000 UI de vitamine D par jour pendant quelques semaines puis 5000 UI par jour comme dose de maintien.

Le 9 avril 2020, un chercheur Philippin conduit une étude sur des malades du coronavirus et trouve un lien statistique entre le niveau de vitamine D dans le sang des malades et la sévérité de l’infection après avoir contracté le virus SARS-CoV-2.

Plus précisément, il indique qu’en cas de déficit en vitamine D, les probabilités d’avoir une forme modéré ou légère de l’infection sont quasiment nulles. Sur une cinquantaine de malades ayant un taux de vitamine D normal, seuls 2 ont développé une forme sévère. Sur 77 personnes déficitaires en vitamine D, ce sont 31 personnes qui ont développé une forme grave.

Le 28 avril 2020 ce sont des chercheurs américains qui publient la première étude ayant examiné les taux de vitamine D chez les malades du covid19. Les résultats sont sans appel : chez les patients en soins intensifs à cause du coronavirus, près de 90% ont un déficit en vitamine D contre seulement 57% chez les personnes sans complication grave. De plus, chez les patients en soins intensifs âgés de moins de 75 ans, 100% des malades sont en déficit de vitamine D.

C’est donc à chacun de prendre en main sa santé en agissant à l’échelle individuelle. Et même s’il n’y a pas encore de donnée spécifique sur le coronavirus de Wuhan, il me semble important de s’assurer qu’on ne manque pas de cette vitamine et de se supplémenter le cas échéant via un complément alimentaire sous forme de gouttes à prendre au quotidien (sous forme de vitamine D3 et non de vitamine D2, moins bien absorbée et moins efficace). L’OMS précise d’ailleurs que pour que la supplémentation soit efficace, elle doit avoir démarré avant de tomber malade. Il faut environ deux semaines pour que les niveaux de vitamine D dans le sang remontent correctement avec une supplémentation.

A lire également sur ce sujet : Calculer son besoin en vitamine D en fonction de son poids

Découvrez UNAE, le laboratoire de compléments alimentaires fondé par Julien Venesson : https://www.unae.fr

Autres substances naturelles potentiellement actives contre le coronavirus

Depuis l’épidémie de coronavirus, internet est inondé d’articles ou de messages par mail pour promouvoir différentes thérapies naturelles contre le virus. 

Boire des boissons chaudes protège-t-il de l’infection ?

Une des premières fausse nouvelle a été lancée par le Pr Joyeux sur le site de son association « Santé Familles Prévention ». Ainsi, on peut y lire dans son article publié le 13 mars 2020 qu’il faut : « consommer, durant la journée, toutes les boissons chaudes possibles comme le thé, tisane, bouillon, soupes, ou simplement de l’eau chaude. » car « le liquide chaud neutralise le virus ».

Même s’il est probablement correct que si un virus pénètre dans une boisson chaude, ce dernier meurt, il n’en reste pas moins que ce conseil n’est soutenu par aucune recherche scientifique et qu’il est même illogique. En effet, on sait depuis le début de cette épidémie que ce virus se transmet principalement par les voies respiratoires via les gouttelettes émises pendant la respiration ou par contact physique entre un objet contaminé puis les muqueuses (bouche, yeux, etc.).

Enfin rappelons que le virus prolifère aussi actuellement dans des contrées beaucoup plus chaudes comme le Qatar ou le Bahrein. Abuser de boissons très chaudes ne sert donc à rien. A noter d’ailleurs que boire trop chaud augmente fortement les risques de cancer de l’œsophage selon de nombreuses études (+90% environ).

Que penser du rôle de la quercétine ?

Voir à ce sujet l’article dédié : faut-il prendre de la quercétine en cas de coronavirus ?

Peut-on prendre du curcuma en cas d’infection au coronavirus ?

Selon les autorités sanitaires, mieux vaut éviter car des risques importants existent. Voir à ce sujet l’article dédié : le curcuma pourrait être dangereux en cas d’infection au coronavirus.

Retrouvez aussi la liste de toutes les plantes à éviter en cas de coronavirus.

Lectures recommandées :


Références :

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  • https://www.who.int/indonesia/news/detail/08-03-2020-knowing-the-risk-for-covid-19
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  • Fei Zhou, Ting Yu, Ronghui Du, Guohui Fan, Ying Liu, Zhibo Liu, et al. Clinical course and risk factors for mortality of adult inpatients with COVID-19 in Wuhan, China: a retrospective cohort study. The Lancet. March 11, 2020
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