Le gluten du blé moderne rend dépressif

Le gluten est une protéine retrouvée dans le blé mais aussi dans d’autres céréales. En France la plupart des médecins pensent que seuls 1 à 3% des français ont un problème avec le gluten : les malades coeliaques, aussi appelés intolérants au gluten. Cette maladie auto-immune et incurable n’a qu’un seul traitement : une alimentation sans gluten, de manière très stricte.

Mais à travers le monde, et notamment aux États-Unis où les recherches sont très actives, de nombreuses équipes de recherches ont mis en évidence que le gluten provoquerait de nombreux autres problèmes de santé et notamment : reflux gastro-œsophagien, migraines, côlon irritable, fatigue chronique, arthrose, eczéma, psoriasis, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, et bien d’autres (cliquez ici pour en savoir plus). Quand de tels symptômes sont provoqués par le gluten mais qu’il n’y a pas de maladie coeliaque on parle de « sensibilité au gluten« . Ces problèmes de santé toucheraient entre 6 et 35% des Français et seraient majoritairement provoqués par le blé moderne. Le chiffre exact n’étant pas encore connu en raison d’un manque d’études à l’échelle du pays. Et une nouvelle étude contrôlée contre placebo révèle que le gluten du blé moderne aurait un impact puissant sur le cerveau et rendrait dépressif.

Le gluten du blé moderne rend dépressif

Dans cette nouvelle étude, les chercheurs en gastro entérologie de l’université de Monash (Australie) ont recruté 24 adultes âgés de 24 à 62 ans qui souffraient de côlon irritable lorsqu’ils mangeaient du gluten. Il s’agissait donc de personnes sensibles au gluten qui avaient fait l’expérience d’un régime sans gluten et qui continuaient compte tenu des bénéfices qu’ils ressentaient pour leur santé. Pour être bien certain d’éviter toute erreur de diagnostic, toutes ces personnes avaient fait un test de dépistage de la maladie coeliaque qui s’était révélé négatif.

Les participants ont été ensuite assignés à suivre de manière aléatoire et en double-aveugle (ni les participants ni les médecins ne savaient qui recevait l’une ou l’autre des interventions) une alimentation sans gluten supplémentée par un placebo ou 16 gr de gluten ou 16 gr de whey protéine (la protéine du petit lait). Le supplément devait être consommé pendant trois jours puis un retour à l’alimentation sans gluten et sans supplément était effectué pendant trois jours avant d’essayer un autre supplément. Ainsi, chaque personne avait avalé pendant trois jours le gluten, la whey protéine ou le placebo, en plus du régime sans gluten. Tout au long de l’expérience les chercheurs ont mesuré l’état émotionnel des patients, les symptômes gastro-intestinaux (ballonnements, diarrhées, constipation, etc.) et ont effectué des prises de sang.

Résultat : lorsque les personnes ont avalé du gluten pendant trois jours, elles ont toutes présenté des symptômes dépressifs. Ces résultats sont très impressionnants puisque les symptômes apparaissent en quelques jours seulement et disparaissent aussi vite ! Pour expliquer ces symptômes, on suppose que le gluten, qui n’est pas digéré correctement, passe de manière inappropriée dans le sang puis se retrouve au niveau du cerveau où il perturbe son fonctionnement.

Mais en France personne ne reconnaît que le gluten puisse provoquer des problèmes de santé chez les personnes qui ne sont pas malades coeliaques. On ne proposera donc jamais un régime sans gluten pour soigner la dépression : on préfèrera prescrire des médicaments antidépresseurs !

Pour aller plus loin sur le gluten et les maladies liées :

livre3v2

Référence : Peters, S. L., Biesiekierski, J. R., Yelland, G. W., Muir, J. G. and Gibson, P. R. (2014), Randomised clinical trial: gluten may cause depression in subjects with non-coeliac gluten sensitivity – an exploratory randomised clinical study. Alimentary Pharmacology & Therapeutics. doi: 10.1111/apt.12730

You may also like

47 Response Comments

  • nfkb  13 mai 2014 at 10 h 10 min

    Bonjour,

    je découvre votre site avec cet article. Je suis médecin. Je fais une spécialité technique qui n’a pas vraiment de lien avec le gluten ou la dépression.

    Je suis tout à fait enclin à reconnaître que la médecine française Mainstream souffre de défaut que vous pointez du doigt. Et je milite à titre personnel pour une médecine où le patient est plus acteur et je reconnais que le patient peut en savoir plus que moi sur sa pathologie.

    Par contre je pense que vous n’allait pas dans le sens de votre cause en faisant des gros titres accrocheurs avec des raccourcis journalistiques à deux balles. Franchement comment peut on sérieusement parler de « dépression » quand on étudie pendant 3 jours l’inconfort du gluten chez des sujets qui ne le tolèrent pas ??!! La dépression est un vrai fléau. Des gens meurent de ça chaque jour. Les suicides sont des drames.

    Alors oui l’alimentation est négligée dans les troubles de l’humeur (j’ai fortement encouragé des proches à changer leur alimentation quand leur MT prescrivait de la venlafaxine à tout va…) mais SVP ne parlez pas de dépression quand on teste pendant 3 jours l’humeur des sujets. La dépression est une maladie longue et insidieuse, rien à voir avec trois jours d’humeur auto évaluée comme moins bonne.

    Au plaisir de vous lire, je vais continuer d’explorer votre blog

    (5)
    Répondre
    • Julien V.  13 mai 2014 at 10 h 17 min

      Bonjour Monsieur,

      Votre message est tout à fait curieux. Comment expliquez-vous que mon titre soit « exagéré » car j’y ai parlé de dépression alors que c’est précisément le mot qui a été employé par cette équipe de chercheurs ? Je n’ai pour ma part, pas la prétention de faire la leçon aux chercheurs sur les termes qu’ils sont censés utiliser ou non étant donné qu’ils connaissent généralement bien leur métier et leur spécialité (c’est ce qui en fait des chercheurs). Votre message est d’autant plus étonnant si vous êtes réellement médecin.

      (6)
      Répondre
    • mathieu  18 mai 2014 at 18 h 46 min

      Moi je pense que c’est votre orgueil apporté par votre titre de médecin qui vous empêche de reconnaître que julien venesson et d’autres chercheurs ont réussi là où vous avez échoué. l’ambition demesurée de cette société trop fortement hierarchisée est un frein à la recherche fondamentale.

      (2)
      Répondre
  • Toto  3 mai 2014 at 9 h 14 min

    Je n’ai pas lu l’article, mais à en lire le résumé, il n’y a rien de bien étrange.

    Recette:
    prendre 24 personnes qui présentent un colon irritable à l’absorption de gluten
    filer 16g d’un truc qui leur donne des maux de ventre, des ballonements et une chiasse pas possible vs 16g d’autre chose qu’ils digèrent sans souci.
    Constater que quand ils ont la chiasse ils sont pas content.
    Conclure

    S’il fallait retenir une chose, c’est plutôt que le bonheur dépend en partie de la qualité de son transit xD

    (6)
    Répondre
  • Thibault  6 avril 2014 at 13 h 09 min

    24 adultes, c’est peu non, pour une étude ?

    (1)
    Répondre
    • Julien V.  6 avril 2014 at 13 h 13 min

      Non, pas spécialement. Les études sur des centaines ou des milliers de patients sont très rares et coutent des millions d’euros à mettre en œuvre.

      (1)
      Répondre
      • Thibault  6 avril 2014 at 15 h 38 min

        En effet, je me suis amusé à faire un petit calcul, et je pense que l’étude est fiable, haha !

        La probabilité qu’une personne soit intolérante est de 1%.

        La probabilité qu’un dépistage soit négatif sachant que la personne est intolérante est de 10%.

        Donc la probabilité qu’une personne soit intolérante ET ait un dépistage négatif est de 0,01%.

        DONC, la probabilité que ces 24 personnes soient intolérantes est de :
        0,01^24 = > 1e−48 % <

        C'est… assez pour pouvoir dire que la source est fiable, je pense !

        (-1)
        Répondre
        • Julien V.  6 avril 2014 at 15 h 49 min

          D’une part lorsqu’on fait correctement les test, la probabilité qu’un dépistage soit négatif est inférieure à 1 pour 10000. D’autre part je vous signale que l’étude a été faite par un service de gastroentérologie qui est bien connu, par des chercheurs qui ont entre 10 et 15 ans d’études derrière eux, sans compter leur expérience dans le milieu de la recherche. L’étude a été financée à 80% par des fonds publics et à 20% par un groupement de céréaliers australiens « George Weston Foods » (pour qui un résultat inverse à celui annoncé aurait été préférable). Mais à lire votre message je me pose la question : êtes-vous aussi critique et aussi regardant quand un médecin vous prescrit un médicament ? Un antibiotique par exemple ? Ou quand il vous prescrit un examen de santé ? Comme une prise de sang ?

          (3)
          Répondre
          • Thibault  6 avril 2014 at 17 h 06 min

            Ah, oui, j’ai confondu diagnostic et dépistage en effet !
            http://www.thierrysouccar.com/nutrition/info/comment-diagnostiquer-lintolerance-au-gluten-944 , j’ai pris les 10% ici.

            En fait, je suis en plein débat avec une personne disant que l’étude est « de la grosse connerie ». Une personne qui mettait sensible et intolérant dans le même panier, et pensait que ‘maladie cœliaque’ ne pouvait pas s’appeler ‘intolérance au gluten’, bref…

            Sinon, je ne vais jamais chez le médecin, donc bon … ^^

            (-1)
          • Julien V.  6 avril 2014 at 17 h 11 min

            Il y a plus de 400 références scientifiques et des interviews de chercheurs renommés dans mon livre qui montrent que ce n’est pas « bidon ». Sans compter tous les messages de remerciements que je reçois chaque jour via mon site.

            (0)
  • nfkb  13 mai 2014 at 11 h 46 min

    Bonjour,

    je trouve le titre exagéré car « le gluten du blé moderne rend dépressif » est une affirmation.

    La dépression est une maladie sévère, on peut adhérer ou pas aux critères du DSM IV mais de façon pragmatique la souffrance dans la durée des patients dépressifs est sans commune mesure avec 3 jours d’humeur moins positive sur une échelle d’auto évaluation subjective construite pour mesurer des états *transitoires*

    De plus j’ai toujours été nulle en statistiques mais je ne trouve pas l’effectif et les intervalles de confiance super costauds… bonne équipe selon vous ou pas, gros IF ou pas… on sait tous les deux comment fonctionne le système des publications, l’argument d’autorité n’en est pas un, il a des grosses bouses scientifiques publiées dans des revues à l’excellente réputation.

    Mon message est que oui il y a des idées à creuser en matière de nutrition et de troubles de l’humeur mais je trouve que les raccourcis ne sont pas toujours les meilleurs chemins.

    Bonne journée

    PS je fais des fautes de frappes mais j’ai bien un numéro RPPS 😉

    (1)
    Répondre
    • Julien V.  13 mai 2014 at 12 h 08 min

      Cette étude est une étude de plus qui s’ajoutent aux centaines d’autres répertoriées dans mon livre. La dépression fait bien partie des symptômes de la sensibilité au gluten, c’est la raison pour laquelle les problèmes liés au gluten devraient être pris plus au sérieux, y compris par les médecins qui ne connaissent généralement pas cette nouvelle maladie.

      (1)
      Répondre
      • mathieu  18 mai 2014 at 17 h 57 min

        a ce niveau de discussion, on est très loin de la science. Je suggère fortement qu’on laisse la nature s’occuper de produire elle-même ce qu’on doit manger. Apparemment, elle le sait beaucoup mieux que nous.

        c’est un constat que le la sagesse ne s’apprend qu’en choississant judicieusement nos aliments et qu’une vie faste et pleine d’excès ne peut mener qu’à ces maladies qui n’existent pas chez les primates qui sont végétariens sans aucune céréale.

        (0)
        Répondre
  • Ruzanna  11 mai 2015 at 8 h 31 min

    Je suis entièrement d’accord que le gluten peux être le source d’un dépression, je suis la preuve vivante. Je souffrais pendant 4 ans de la dépression,fatigue général, mal d’articulation, mal à l’estomac et un jour j’étais à table avec une personne qui était allergique au gluten, ça ma donner d’idée d’essaye régime sans gluten.Le résultat est impressionnant, j’ai arrêté les antidépresseurs, je ne suis pas angoissé, je ne voix plus mon psychothérapeute.Et pour me prouvai que c’est bien ça j’ai essayé manger et de que le soire ou lendemains matin je me trouve très angoissée. Donc j’ai trouvé la cause de ma dépression. Je prends plus les médicaments pour estomac,
    et je n’ai plus de mal d’articulation. Et je pense qu’il y a déjà un antidépresseur qu’il aide digérer le gluten.

    (1)
    Répondre
    • DELABAERE  30 décembre 2016 at 15 h 26 min

      Je confirme le lien syndrome dépressif et gluten. Je suis un régime sans gluten depuis 4 mois (intolérance confirmée). J’ai cédé à l’appel de la frite dîte fraîche (présentant du gluten de par les conservateurs). Le lendemain, vraiment syndrome dépressif (je sais ce que c’est car j’ai été sous antidépresseurs pendant plusieurs années). Curieuse, j’ai cherché sur internet et suis tombée sur ce site. Donc, oui le gluten a un réel impact sur notre humeur. Tout au moins pour les gens qui ont déclenché une intolérance … Important de vérifier ce point là, si vous souffrez de syndrome dépressif !

      (1)
      Répondre
    • sophie  30 décembre 2016 at 15 h 27 min

      Je confirme le lien syndrome dépressif et gluten. Je suis un régime sans gluten depuis 4 mois (intolérance confirmée). J’ai cédé à l’appel de la frite dîte fraîche (présentant du gluten de par les conservateurs). Le lendemain, vraiment syndrome dépressif (je sais ce que c’est car j’ai été sous antidépresseurs pendant plusieurs années). Curieuse, j’ai cherché sur internet et suis tombée sur ce site. Donc, oui le gluten a un réel impact sur notre humeur. Tout au moins pour les gens qui ont déclenché une intolérance … Important de vérifier ce point là, si vous souffrez de syndrome dépressif !

      (0)
      Répondre
  • extranase  5 avril 2014 at 15 h 27 min

    Bonjour Julien , suite aux recommandations de votre livre j’ai acheté de l’extranase pour une tendinite persistante , juste une petite précision vous dites à prendre avant chaque repas , faut le prendre combien de temps avant les repas principaux ? 10 minutes?

    merci….

    (1)
    Répondre
    • extranase  6 avril 2014 at 14 h 52 min

      Une réponse Julien Venesson?

      (0)
      Répondre
  • Corwin  5 avril 2014 at 23 h 17 min

    C’est possible que les 4 tests mentionnés dans votre livre puissent s’avérer négatifs alors que le gluten a bel et bien un effet négatif sur nous ?

    (0)
    Répondre
    • Julien V.  6 avril 2014 at 10 h 16 min

      Les test mentionnés dans le livre ne servent qu’à diagnostiquer une intolérance au gluten et pas les autres maladies. Il est d’ailleurs écrit qu’il n’existe pas de test actuellement pour diagnostiquer la sensibilité au gluten (cela peut être bon de relire un peu le livre).

      (0)
      Répondre
      • Corwin  6 avril 2014 at 12 h 35 min

        En fait le gastro-entérologue n’avait pas voulu me prescrire autre chose que le 1er test (le test classique), et bien que j’étais prêt à payer les 3 autres tests sans ordonnance, j’ai laissé tomber car je n’ai pas tellement d’argent. Peut-on demander au médecin traitant de nous prescrire les 4 tests ? C’est que je mange de l’épeautre, et j’avais l’impression de bien le digérer – pas d’effet comparable au blé, cependant j’ai l’impression que la nuit passé je me sens plus fatigué que d’habitude. Du coup, je suis dans le doute.

        (0)
        Répondre
        • Julien V.  6 avril 2014 at 12 h 44 min

          L’épeautre est un blé moderne trafiqué. Et quand on est sensible au gluten on supporte souvent de petites quantités mais plutôt des « traces » et pas de grosses quantités comme lors d’un repas. Pour les test je crois que sur les 4 il y en a un qui n’est pas remboursé, la France n’évolue pas dans ses méthodes diagnostics depuis un siècle.

          (0)
          Répondre
          • Seb  1 août 2014 at 19 h 23 min

            Julien V. l’épeautre n’est pas un blé moderne trafiqué.

            (1)
  • Laura  26 novembre 2015 at 6 h 16 min

    Qu’est-ce que ça doit être difficile quand on se bat pour faire comprendre aux gens quelque chose qui va contre les habitudes de toute une vie.. j’ai lu tous les commentaires et je m’en rends bien compte. Merci en tous cas pour votre travail. je viens de commander votre dernier livre et j’ai hâte de le lire.

    (1)
    Répondre
  • Laura  26 novembre 2015 at 6 h 33 min

    Je voulais juste préciser que je m’intéresse à ce sujet (j’ai lu le livre du Dr Williams Davis aussi, très intéressant) parce que après avoir passé mes 39 premières années à manger de tout sans réfléchir (en plus je suis italienne donc je pense avoir ingéré dans ma vie une quantité moyenne de pâtes supérieure à la plupart des français 🙂 je me suis rendue compte que en supprimant le blé j’avais réussi à éliminer complètement tous les problèmes de ballonements et fatigue après les repas que j’ai toujours eu. Je me sens beaucoup mieux plus en forme et plus légère. Donc je continue mes lectures sur le sujet et je crois profondément que vous avez raison par rapport au blé. Merci.

    (1)
    Répondre
  • Sebastien  19 septembre 2016 at 11 h 59 min

    Est-ce vraiment étonnant comme résultat ?

    On donne à manger du gluten à des personnes qui ne le tolèrent pas et ensuite on leur demande comment ils se sentent …

    Avait-on réellement besoin d’une étude pour savoir que consommer des aliments que l’on ne tolère pas est gênant et donc rend de mauvaise humeur ou d’humeur triste???

    Parler de dépression pour des symptômes qui durent le temps d’une journée c’est fort, la dépression est une maladie de longue durée. Etre dépressif le matin à 8h parce qu’on a mangé du pain puis ne plus l’être le lendemain matin ça laisse dubitatif!

    Quant aux termes utilisés par les chercheurs, vous n’êtes pas toujours tendre avec ceux qui publient ou défendent des idées contraires aux vôtres. La sacro-sainteté des chercheurs ne s’appliquent-elles qu’à ceux qui travaillent dans votre sens ?

    (1)
    Répondre
  • Corwin  6 avril 2014 at 12 h 53 min

    « Et quand on est sensible au gluten on supporte souvent de petites quantités mais plutôt des « traces » et pas de grosses quantités comme lors d’un repas »

    Qu’est ce que ça veut dire ? Que quand on est sensible au gluten (et non intolérant), on réagit dès la moindre trace de gluten ? Encore faut-il que je sois capable de ressentir cette réaction…

    (0)
    Répondre
    • Julien V.  6 avril 2014 at 12 h 57 min

      Non justement mais là vous parlez de « manger de l’épeautre », il s’agit donc de grosses quantités !

      (0)
      Répondre
  • Thibault  6 avril 2014 at 17 h 13 min

    Enfin si, bien entendu, j’y vais de temps en temps pour les vaccins obligatoires…, et non je ne suis pas aussi critique. Ça prendrait trop de temps.

    Merci de vos réponses en tout cas !

    (0)
    Répondre
  • Lion'l  29 avril 2014 at 9 h 22 min

    Bonjour,

    Pour des personnes qui rencontrent des problèmes intestinaux: gaz, ballonnements, douleurs abdominales…. Que pensez-vous de se supplémenter quelque mois en betaine HCL pour augmenter l’acidité gastrique et améliorer la digestion des aliments?

    (0)
    Répondre
    • Julien V.  29 avril 2014 at 18 h 20 min

      Bonjour,
      Je ne pense pas que ça cible les causes des problèmes, ce n’est donc pas ma démarche.

      (0)
      Répondre
  • colina  3 mai 2014 at 10 h 06 min

    Toto
    Je pense que tu n’as pas compris l’article.
    Figure toi que le bonheur ne tient pas sur la qualité du transit bien au contraire il tient à une vie saine sans gluten. Car pour certain le Gluten peut avoir des conséquences très grave….
    Pour conclure :
    – Vivre sans soucis de santé pour certaines personnes et avoir un transit sain c’est EXCLURE LE GLUTEN de son alimentation !!!!

    (0)
    Répondre
    • mathieu  6 mai 2014 at 4 h 30 min

      j’aurais donné cette réponse bien plus précise:

      les effets de la consommation de gluten ne sont pas tout de suite visibles, ils s’accumulent progressivement.

      l’arthrite, l’ostéoporose et d’autres maladies liées à une mauvaise absorption des nutriments finissent par s’installer. si en plus le patient a une mauvaise alimentation, l’athérosclérose est un facteur aggravant.

      (0)
      Répondre
  • Melissa  4 mai 2014 at 15 h 08 min

    Bonjour,
    Vous mentionnez dans votre livre qu’il faut eviter l’avoine.
    Quand est il du son d’avoine?
    Dans la ethode montignac, le son d’avoine est admis car a un Indice glycemique très faible d’environ 20 si je ne me trompe pas.
    Aussi vous dites que le maltodextrose,sirop de blé ect ne presente pas de danger..pourtant ne sont il pas à indice glycemique très elevés? (et donc favorisant le diabete)
    COrdialement

    (0)
    Répondre
    • Julien V.  4 mai 2014 at 16 h 28 min

      Bonjour Melissa,
      Le cons d’avoine contient du gluten, il est donc à éviter pour quelqu’un qui veut faire un régime sans gluten. La maltodextrine ou le sirop de blé pose un problème pour les intolérants car on y trouve des traces de protéines de blé mais cela ne pose pas de problème pour les sensibles. C’est donc à voir selon les cas. Pour la question du diabète, ces aliments ne rendent pas diabétiques, cela dépend de la quantité et de nombreux paramètres (par exemple les sportifs utilisent la maltodextrine pour augmenter leurs performances à l’entrainement mais l’effet dans le corps n’est pas le même chez un sédentaire et c’est ainsi pour beaucoup d’aliments).

      (0)
      Répondre
    • mathieu  6 mai 2014 at 4 h 10 min

      L’avoine et le blé nécessitent des quantités effrayantes d’eau et de pesticides. C’est la raison pour laquelle le cancer et les maladies occidentales sont si élevées. La graine de chia et la graine de lin ont naturellement une huile qui est toxique pour les insectes dont le doryphore. ces graines devraient donc être la base de l’alimentation humaine.

      (0)
      Répondre
  • dartagnan  22 mai 2014 at 17 h 43 min

    Bonjour,
    J’ai lu votre livre très intéressant, pour moi fini le blé!

    J’ai une RCH et je mange essentiellement du riz à la place mais j’aimerais varier…
    Je vois que vous déconseillez le quinoa, du moins pendant les 3 premiers mois de régime sans gluten.
    Je vais prendre du millet et du sarrasin. J’aimerais aussi ajouter des légumineuses (que vous conseillez beaucoup) comme les pois chiches, haricots rouges, etc et je me demandais si ces derniers n’étaient pas nocifs pour moi qui souffre de RCH? (en général tout ce qui comporte une peau est à éliminer de notre alimentation car difficilement digestible)
    Merci pour vos éclaircissements, et merci aussi pour tous les conseils que vous donnez sur votre blog.

    (0)
    Répondre
    • Julien V.  22 mai 2014 at 18 h 20 min

      Je déconseille vraiment le quinoa en cas de RCH. La tolérance des légumineuses dépend de chacun.

      (0)
      Répondre
  • Tetsuo  4 juin 2014 at 14 h 51 min

    Aucun nutritionniste sérieux ne bannit définitivement le gluten de l’alimentation. Il en est de même dans le domaine des régimes sportifs. C’est un effet de mode : le gluten serait responsable de nombreux maux et ne plus en consommer permettrait d’augmenter ses performances sportives. Ce n’est pas si simple. Cela est propre à chacun. 99% de la population mondiale tolère très bien le gluten. Dans ce cas, aucune raison de le supprimer de son alimentation. Cela ne repose sur aucun fondement scientifique sérieux.

    (-2)
    Répondre
    • Julien V.  4 juin 2014 at 15 h 06 min

      Ah ? Comment expliquez-vous l’avis des chercheurs que j’ai publiés dans mon livre ? Le Dr Fasano est pourtant directeur du plus grand centre de recherches au monde sur les maladies liées au gluten à l’hôpital du Massachusetts. Ce n’est pas de la science pour vous ? Et que pensez-vous des 400 références scientifiques présentes dans ce même livre, dont un grand nombre ont été publiées dans des revues médicales les plus prestigieuses comme The Lancet par exemple ?

      (2)
      Répondre
  • JL Barraud  26 juin 2014 at 10 h 47 min

    Vous savez très bien qu’une seule étude ne vaut rien, fût-elle menée par un pape de je ne sais quoi. Souvenez-vous du Dr Benveniste et sa mémoire de l’eau… Vous voyez, ce qui me dérange, c’est de faire d’une étude une généralité, de dire que ça y est, quelque chose est démontré. Les fervents défenseurs de l’homéopathie se sont cramponnés à la mémoire de l’eau sus-citée mais ont « oublié » de lâcher prise lorsqu’on a su que c’était une étude pipée, que personne n’a reproduite depuis (heureusement, car si l’eau que je bois a la mémoire du pipi des dinosaures, j’arrête de suite). Combien sommes-nous à manger du pain tous les jours, (et en Limousin, on en mange, du pain), on devrait être tous dépressif avec la crotte au derrière toute l’année ! Mais non. Pas de maux de ventre, pas de dépression… Je crois que regarder son nombril tout le temps n’est pas bon et lâcher prise sur les trucs bons ou pas bons, se faire plaisir avant tout sans excès est l’assurance d’une vie agréable : quand on lit le Larousse Médical, on finit par se trouver toutes les maladies, quand on suit les modes alimentaires, c’est pareil.

    Le matin je trempe mon pain dans du lait (oui oui, du lait de vache, le truc hyper dangereux). Normalement, je devrais être malade, dépressif, voire déjà mort. Raté.

    (-2)
    Répondre
    • Julien V.  26 juin 2014 at 10 h 50 min

      Vous n’avez pas bien compris l’article ou alors lu trop vite car personne n’a dit que le blé rendait dépressif tout le monde.

      (2)
      Répondre
  • Anne  7 avril 2018 at 21 h 53 min

    Si les études ne suffisent pas, il t’a les témoignages des gens (pas suffisant non plus pour les médecins d’ailleurs mais bon c’est un autre débat). Dans mon cas, je me joins aux autres qui ont témoigné ici, je n’ai in allergie n’ai même intolérance dépisté au niveau sanguin, j’ai crohn, et à chaque tentative/test pour remanger du gluten se traduit par une crise de dépression/ hystérique dans la journée. À chaque fois j’oublie et à chaque fois je me demande ce qui m’arrive (exit un effet induit par la pensée) et je ré fais le lien avec un écart de régime ou j’ai remangé du gluten. Voilà pour mes 2 cents. Et je sais qu’on est nombreux à témoigner dans ce sens sur les forums et groupes, en tout cas pour ceux qui s.y sont intéressés et ont fait le lien avec leur symptômes.

    (0)
    Répondre
  • Maha GG  8 avril 2018 at 10 h 16 min

    Bonjour M. Venesson,

    L’article que vous citez ne dit pas que le « gluten rend dépressif », il indique qu’il pourrait y avoir une relation mais que celle-ci n’est pas vérifiée et prouvée.
    D’ailleurs il n’est pas fait état de blé moderne, l’ingestion du gluten est faite par complément alimentaire, 16g car il est évalué qu’un adulte mange environ 15g de gluten par jour.
    En analysant l’article, les auteurs essayent de répondre à la question suivante : « des patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable et n’ayant pas la maladie de coeliaque, un régime sans gluten améliore pour eux leur état sans diminution des symptômes. »
    Les patients suivaient précédemment un régime sans gluten et faible en FODMAP (les FODMAP ont été réduit aussi dans les repas proposés).
    Les critères mesurés sont issus d’un questionnaire donc peu précis sur un aussi faible nombre de personnes (seulement 22). Le taux de cortisol a été mesurée et aucune différence n’a été trouvé.
    4 critères ont été pris en compte : « Depression », « Anxiété », « Curiosité, « Colère » avec deux caractéristiques : « état du patient » (« State ») et « caractère » (« Trait »).
    La seule différence observée a été pour la caractéristiques « State », avec le critère « Dépression ».
    La pvalue est faible, c’est-à-dire qu’on pourrait en conclure qu’il y a une différence significative pour ce critère mais la moyenne du placebo est 19.20 (écart-type 3.82)
    et 21.45 (4.86) pour les repas avec Gluten. Comme vous pouvez le constater les moyennes ne sont pas très différentes, et l’écart-type est assez élevé.
    C’est à dire que 95% des valeurs des patients pour le critère « dépression » sont compris dans l’intervalle [11.71-26.69] pour les repas placebo et [11.92-30.98] pour
    les repas avec gluten.
    Il est à noter que les données de 2 patients ont été supprimées car considérées comme trop extrêmes: les conclusions auraient-elles été différentes?
    Aucun autre critère n’est différent pour les deux caractéristiques mesurées, « état du patient » et « caractère ».
    D’ailleurs il est questionnable qu’un état dépressif peut-être identifié juste sur la caractéristique « State » et pas « Trait ».
    Je vous conseille la lecture de cet autre article scientifique, fait sur presque 800 patients, et non 22 (moins 2), qui montre que les patients ayant suivi un régime sans gluten, n’ayant pas la maladie de coeliaque, souffrent en réalité d’autres maladies expliquant leurs symptômes.
    Par exemple, un problème thyroïdien peut entraîner des douleurs abdominales et un état de fatigue.
    « Characteristics and comorbidities of inpatients without celiac disease on a gluten-free diet »
    Blackett, John W.a; Shamsunder, Meghanab; Reilly, Norelle R.a; Green, Peter H.R.a; Lebwohl, Benjamina,b
    https://journals.lww.com/eurojgh/Abstract/2018/04000/Characteristics_and_comorbidities_of_inpatients.19.aspx

    (-1)
    Répondre
    • Julien Venesson  8 avril 2018 at 14 h 30 min

      Bonjour, merci pour ce petit « cours » mais avant de chercher à discuter de statistiques, il faut déjà lire simplement l’anglais. L’étude que vous citez ne dit à aucun moment que les personnes qui mangent sans gluten sans maladie cœliaque souffrent en fait d’un autre problème qui est responsable de leurs troubles mais tout simplement qu’elles mangent sans gluten car cela les aide à diminuer les symptômes d’un autre problème de santé. Vous avez inversé la cause avec la conséquence.

      (0)
      Répondre
      • Maha GG  8 avril 2018 at 16 h 09 min

        Quoique vous en pensiez, je n’ai pas inversé la cause et la conséquence dans mon propos, il se trouve que les personnes qui suivent un régime sans gluten sans maladie cœliaque souffrent bien souvent d’autres maladies d’après cette étude. Donc il est important d’aller voir un médecin pour faire des analyses si le régime sans gluten améliore votre bien être. De mon côté, rien ne vaut un bon régime méditerranéen. A la revoyure

        (-1)
        Répondre
        • Julien Venesson  8 avril 2018 at 16 h 41 min

          Dans l’étude que vous citez les maladies sont déjà diagnostiquées chez ces personnes qui ont décidé de manger sans gluten; elles n’ont pas décidé de manger sans gluten AU LIEU DE voir un médecin comme vous le sous-entendez.

          (0)
          Répondre

Leave A Comment

Please enter your name. Please enter an valid email address. Please enter a message.