Liste des 26 maladies qui peuvent être soignées par le sport

Des chercheurs Danois ont publié une analyse de l’ensemble de la littérature scientifique sur les effets du sport sur diverses maladies. Résultat : le sport peut soigner 26 maladies différentes. A noter que le mot « soigner » doit être bien interprété, il s’agit en effet d’améliorer les symptômes ou, éventuellement de faire entrer la maladie en rémission, exactement comme pourrait le faire un médicament. La guérison, elle, est possible par le sport pour certaines de ces pathologies mais pas pour toutes.

1) La dépression

Les chercheurs notent que l’activité physique est efficace contre la dépression, en agissant aussi bien sur l’aspect psychologique que sur l’aspect physique (effet anti-inflammatoire cérébral). Ils recommandent les sports de force ou une alternance entre sports de force et d’endurance mais pas l’endurance seule. L’effet bénéfique est directement proportionnel à la fréquence des entraînements : des entraînements sporadiques étant peu efficaces.

2) L’anxiété

Comme pour la dépression, les chercheurs notent des effets psychologiques et physiques. En revanche, seuls les sports d’endurance doux sont recommandés, tels que la marche, la natation, la course à pieds ou le vélo. Les efforts doivent être le plus progressifs possibles au fil des séances, en commençant par des séances d’une dizaine de minutes jusqu’à 30 minutes.

3) Stress

Les effets et les conseils sont les mêmes que pour l’anxiété.

4) La schizophrénie

Les chercheurs indiquent que les symptômes de la maladie diminuent significativement lorsque la quantité d’exercice physique hebdomadaire totalise environ 1 heure 30. d’exercice d’intensité modéré à vigoureux. Les efforts d’endurance sont les mieux documentés et, à priori, les mieux adaptés.

5) La démence sénile

Les preuves scientifiques de l’effet du sport sont plus en faveur de la prévention que du traitement, avec une amélioration des capacités cognitives. 1 heure trois fois par semaine est bien adapté. Il n’y a pas de type de sport dont les effets soient mieux documentés qu’un autre actuellement. Il est recommandé de faire une activité adaptée à ses capacités.

6) La maladie de Parkinson

Tous les symptômes peuvent être améliorés par la pratique du sport. Tous les types de sport semblent bénéfiques mais la musculation et le travail de l’équilibre semblent donner de meilleurs résultats.

7) La sclérose en plaques

Les meilleurs résultats sont obtenus avec la musculation qui est fortement conseillée si le degré de handicap le permet. A noter que le sport peut induire une aggravation temporaire des symptômes. C’est un phénomène normal. Pour plus d’infos sur cette maladie, vous pouvez vous tourner vers mon livre.

8) L’obésité

Le sport est évidemment efficace. Il est recommandé de combiner musculation et activité d’endurance. L’objectif recherché doit être d’une heure de sport chaque jour.

9) L’hyperlipidémie (cholestérol et/ou triglycérides élevés)

Les études montrent un bénéfice important du sport, indépendamment de toute perte de poids. Les sports d’endurance comme de force sont efficaces mais le volume total doit atteindre une certaine quantité pour que les effets soient significatifs : au moins 2 heures de sport par semaine. Il est conseillé de viser une activité physique d’une heure par jour, 5 jours par semaine.

10) Le syndrome métabolique (ou syndrome de résistance à l’insuline ou pré-diabète)

Les conseils sont les mêmes que pour l’hyperlipidémie.

11) Le syndrome des ovaires polykystiques

Les études ont montré que le sport avait un effet positif sur tous les symptômes du syndrome des ovaires polykystiques : résistance à l’insuline, poids, facilité à ovuler. normalisation des productions hormonales et des symptômes associés. Comme pour l’hyperlipidémie, il est recommandé de dépasser largement les recommandations faites à la population « bien portante ». 60 minutes de sport pour jour sont conseillés par les chercheurs. Tout type d’activité peut être pratiqué et donne des résultats.

12) Le diabète de type 2

Les effets du sport semblent comparables à ceux du médicament de référence, la metformine. La manière la plus efficace de faire du sport contre le diabète semble être de faire à la fois un sport de force (type musculation) en alternance avec un sport d’endurance. La durée hebdomadaire doit être supérieure à 150 minutes.

13) Le diabète de type 1

Le sport ne permet pas de se passer d’insuline mais peu en diminuer les besoins, faciliter la gestion de la glycémie et diminuer les complications. Les efforts d’intensité modérés sont recommandés par rapport aux efforts trop intenses qui peuvent déclencher des hypoglycémies plus facilement. Il est conseillé de bien surveiller sa glycémie et d’être régulier dans sa pratique.

14) L’apoplexie cérébrale

Dès que possible après l’incident, il est recommandé de faire de la marche et des efforts cardiorespiratoires (petite course, vélo, etc.). Le sport agit en facilitant la récupération cérébrale.

15) L’hypertension artérielle

Les sports d’endurance comme de force sont efficaces pour diminuer la pression sanguine. Attention toutefois car les exercices intenses peuvent provoquer une augmentation normale mais forte de la pression sanguine qui peut déclencher un incident cardiovasculaire. Si l’hypertension est supérieure à 18/10 il est recommandé de commencer par des activités pas trop intenses (endurance). Un suivi médical est aussi recommandé dans ce cas.

16) L’insuffisance coronarienne

Le sport agirait de manière profonde sur le cœur et les vaisseaux en diminuant la tendance aux caillots sanguins, améliorant la santé vasculaire, le besoin en oxygène. Il est recommandé de faire un test d’effort avec un médecin cardiologue, en plus de vérifier les éventuelles contre-indications, avant de mettre en place un programme sportif dont l’intensité devra se situer entre 50 et 80% du résultat du test d’effort. Les sports d’endurance sont recommandés, pendant 20 à 60 minutes 3 à 5 fois par semaine.

17) L’infarctus

A court terme, le sport diminue les symptômes de l’infarctus et améliore la qualité de vie. A long terme (plus d’un an), il diminue la mortalité. Comme pour l’insuffisance coronarienne, un test d’effort avec un cardiologue doit être fait avant de mettre en place un programme d’exercices. Il vérifiera aussi l’absence de contre-indications. Le type de sport pratiqué importe peu mais il faut commencer par une faible intensité en augmentant graduellement jusqu’à des séances de 30 minutes 2 à 3 fois par semaine.

18) La claudication intermittente

Le sport est très efficace pour diminuer les douleurs, augmenter la capacité de marche. Les résultats sont au moins égaux ou supérieurs aux opérations ou à l’angioplastie, les risques en moins. La marche est recommandée en procédant comme suit : marcher jusqu’à ce que les douleurs arrivent. Se reposer un peu le temps que la douleur diminue puis recommencer à marcher. La durée de l’entraînement doit être au minimum de 30 minutes 3 fois par semaine.

19) La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO)

Le sport agit efficacement pour améliorer les symptômes de la BPCO. Le sport est encore plus efficace quand on arrête simultanément de fumer. Les sports de force comme d’endurance semblent efficaces avec un effet possiblement plus intéressant de la musculation. L’oxygène peut être utilisé en même temps que l’exercice quand la saturation en oxygène des tissus est inférieure à 90% Sinon, on essaye de limiter son utilisation pour la fin de la séance.

20) L’asthme

Le sport serait efficace pour diminuer la fréquence des crises d’asthme. Les sports d’endurance à intensité modérée seraient les plus efficaces : course, vélo, jeux de ballon, natation. Mais la natation serait le sport le plus efficace. Il est recommandé d’être progressif jusqu’à atteindre au moins 45 minutes, 3 entraînements par semaine.

21) La mucoviscidose

Le sport améliore la fluidité des mucosités bronchiques et donc leur élimination, aussi bien spontanément qu’au cours des séances de kiné. Il aide aussi au maintien des capacités pulmonaires. Tous les types de sports semblent bénéfiques.

22) L’arthrose

Les sports de force comme d’endurance sont efficaces pour diminuer les douleurs et augmenter la mobilité en cas d’arthrose. Les chercheurs signalent que l’activité physique ne doit pas nécessairement faire travailler l’articulation douloureuse pour obtenir des bénéfices.

23) L’ostéoporose

Le manque d’activité des muscles est une cause directe de l’ostéoporose. Le sport est donc un traitement particulièrement efficace. L’entraînement doit être constitué de séances de musculation alternées avec des séances visant à travailler l’équilibre. Les muscles et les os se renforcent et le risque de chute (donc de fracture) diminue fortement.

24 ) Les douleurs de dos

Les douleurs de dos dont il est question ici sont celles du « lumbago ». Tous les sports sont efficaces pour soulager ce type de douleurs mais ceux qui travaillent la zone lombaire et abdominale sont les plus efficaces. la musculation ou les exercices de gainage sont donc excellents.

25) La polyarthrite rhumatoïde

Le sport est bénéfique contre l’inflammation et les douleurs à tous les stades de la maladie mais il est recommandé de limiter les contraintes sur les articulations qui sont détruites ou attaquées. Le vélo ou la piscine conviennent souvent bien. Les chercheurs recommandent toutefois de faire aussi de la musculation, y compris sur les membres dont les articulations sont attaquées afin de limiter les complications et la perte de muscle, mais de manière très progressive.

26) Le cancer

Le sport diminue le risque de cancer ou de rechute après un cancer. En cas de cancer sous traitement, il peut diminuer les effets secondaires tels que la fatigue et augmenter les chances de succès du traitement, notamment en renforçant l’immunité. Les sports de force sont les plus efficaces et peuvent se pratiquer en alternance avec des sports d’endurance. Le sport est toutefois déconseillé lorsque les globules blancs ou rouges sont trop bas : un avis médical est donc recommandé.

Référence : Pedersen BK, Saltin B. Exercise as medicine – evidence for prescribing exercise as therapy in 26 different chronic diseases. Scand J Med Sci Sports. 2015 Dec;25 Suppl 3:1-72.

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