Pas d’accoutumance à la caféine chez le sportif

La caféine améliore les performances physiques et intellectuelles. Oui, mais y a-t-il une différence selon qu’on est consommateur régulier ou occasionnel ?

La caféine améliore les performances

C’est un travail d’équipe entre les chercheurs de l’université de Bristol et ceux de l’université de Manchester en Angleterre qui a donné lieu à cette expérience : 212 gros consommateurs de café  et 157 faibles ou non-consommateurs de café ont reçu 100 mg de caféine (l’équivalent d’un café) à 11h15 du matin puis 150 mg à 12h45 (l’équivalent d’un bon café).

Tous les participants ont passé des tests de temps de réaction, de concentration, de mémoire et de vitesse de frappe à 10h30 du matin (avant le début de l’expérience) puis à 13h45 et enfin à 15h30. Les chercheurs constatent que les gros consommateurs réguliers de caféine ont des performances intellectuelles médiocres à 10h30 mais qui redeviennent normales ou augmentent dans l’après-midi. Les faibles consommateurs quant à eux ont moins de bénéfice sur les performances intellectuelles car ils ressentent plutôt l’effet stimulant et stressant.

 Pas d’accoutumance complète à la caféine

Le point le plus intéressant mis en évidence par ces chercheurs est celui qui concerne l’accoutumance à la caféine. En effet, ils ont pu constater que la caféine améliore les performances physiques dans les deux groupes mais les performances intellectuelles semblent être moins stimulées chez les consommateurs réguliers ce qui suggère une accoutumance partielle à la caféine, même chez les gros consommateurs. Sachant que la caféine augmente la force musculaire, ces informations sont intéressantes et indiquent qu’on peut prendre de la caféine toute l’année sans craindre de voir arriver une baisse de ses effets au fil du temps.

Pour aller plus loin, sur les compléments alimentaires pour sportifs :

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Référence : Rogers PJ, Heatherley SV, Mullings EL, Smith JE. Faster but not smarter: effects of caffeine and caffeine withdrawal on alertness and performance. Psychopharmacology (Berl). 2013 Mar;226(2):229-40. doi: 10.1007/s00213-012-2889-4.

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One Response Comment

  • Ace  9 avril 2016 at 20 h 07 min

    Bonsoir,

    Cette étude est-elle toujours d’actualité ? A-t-elle était confirmé ou à l’inverse, infirmé ?

    (4)
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