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Je vous assure que mon chat n’est pas un meuble !

chat de julien venesson

Qu’est-ce qu’un article sur mon chat peut bien avoir à faire avec la nutrition et la santé ? Laissez-moi vous l’expliquer…

Torturer et abandonner son animal en toute impunité

C’est possible ! C’est d’ailleurs ce qui se passe chaque jour en France. Des milliers d’animaux, en particulier de chiens et de chats, sont abandonnés par leurs propriétaires, soit pour cause de départ en vacances, pour cause de déménagement ou tout simplement parce qu’ “on n’a plus envie de s’en occuper”.

Ces animaux viennent grossir les rangs des refuges et de la SPA qui leur cherchent une famille d’acceuil. Lorsque les associations n’en trouvent pas ces animaux sont généralement piqués, faute de moyens financiers pour pouvoir les garder. Vous imaginez un peu faire ça avec un enfant ?

Et que dire des animaux dont les maîtres n’ont que faire, qui les ont pris sur un coup de tête, qui les laisse souffrir ou qui ne les soigne pas parce qu’ils ont pris un animal sans avoir les moyens financiers de s’en occuper ?

Evidemment il y a aussi ceux qui torturent les animaux “pour le plaisir” ou qui les frappent pour se défouler. Ils peuvent y aller, ils ne risquent pas grand chose. En effet, la loi est très clémente.

Un animal n’est pas un être vivant

Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le code civil français. Ce dernier stipule en effet dans son article 528 que les animaux sont “des biens meubles” pouvant se mouvoir par eux-même. Et cela bien que la science a prouvé l’aptitude des animaux à ressentir de la peine, du plaisir ou de la douleur. Voici une photo de mon meuble :

chat de julien venesson
Mon chat (bébé)

Du coup, un bien étant un objet, il est assez facile de lui enlever un pied, changer un tiroir ou le lustrer sans rendre de compte à personne.

Conscient de l’aberration la loi mentionne tout de même dans le code pénal à l’article 521 que toute personne commettant un acte de cruauté ou de maltraitance sur un animal peut être condamné d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 30 000 euros. Mais avec l’état des prisons françaises et les moyens de la justice actuelle on se doute que ces peines ne sont jamais appliquées : prévoyez quelques centaines d’euros pour arracher les yeux de tous les matous du quartier en les laissant mourir dans une mare de sang.

 Philosophes, écrivains, historiens, scientifiques contre l’absurdité

Fortes de ces absurdités, les associations pour la protection animale essayent depuis longtemps de faire réviser la loi pour que les animaux ne soient plus considérés comme des “choses”.
24 personnalités, parmi lesquelles les philosophes Elisabeth de Fontenay, Michel Onfray, Edgar Morin et Florence Burgat, l’éthologue et neuropsychiatre Boris Cyrulnik, l’astrophysicien et président de Humanité et Biodiversité, Hubert Reeves, Luc Ferry, l’écrivain Erik Orsenna de l’Académie française et Matthieu Ricard, moine bouddhiste et docteur en génétique cellulaire ont donc signé la pétition de la fondation 30 millions d’amis qui revendique « une évolution du régime juridique de l’animal dans le code civil reconnaissant sa nature d’être sensible ». Les signataires demandent « que les animaux bénéficient d’un régime juridique conforme à leur nature d’êtres vivants et sensibles […] et qu’une catégorie propre leur soit aménagée dans le code civil entre les personnes et les biens ».

Les 24 signataires rappellent que si « les animaux ne sont pas des êtres humains, ce n’est pourtant pas la proclamation d’une dignité métaphysique, mais certains attributs – capacité à ressentir le plaisir et la douleur notamment – que les humains partagent avec au moins tous les vertébrés, qui enracinent les droits les plus fondamentaux ».

Ré-apprenons à respecter la nature, les animaux et notre planète

Je me souviens que déjà au lycée, nous avions un cours de vivisection en biologie. Intimidés par le scalpel on nous apprenait déjà de cette manière que les êtres vivants autres que les humains n’ont aucun droit et que nous pouvons en faire ce que bon nous semble. Est-ce vraiment normal de disséquer des animaux lorsque c’est passablement inutile? Aurais-je été un moins bon étudiant sans cours de vivisection ?

Et puis, pourquoi serions-nous autorisé à disséquer un rat mais pas un chat ? Pourquoi un certain nombre d’entre nous sommes indignés lorsqu’on mange du cheval mais pas lorsqu’on mange une vache ?

Avons-nous oublié que l’homme est le responsable du plus grand taux de disparitions d’espèces vivantes jamais enregistré sur notre planète ? Entre 17 000 et 100 000 espèces disparaissent chaque année d’après le CNRS et l’homme serait à l’origine d’une sixième crise biologique majeure. Se pourrait-il que notre manque de respect et de considération pour les animaux, et les êtres vivants d’une manière plus générale, y soit pour quelque chose ?

Serions-nous capable de mener une agriculture intensive comme celle que nous avons actuellement si nous respections les animaux ? Serions-nous capables de passer les poussins mâles dans des broyeuses (inutiles car ne pouvant pas pondre des œufs) comme c’est le cas dans certains élevages ? D’entasser des poules dans des cages et dans des hangars sans jamais voir la lumière du jour ?

Je pense que cette modification du code civil pourrait être un premier pas vers la reconnaissance générale des animaux et vers l’apprentissage du respect de notre environnement. Faites moi part de vos avis dans les commentaires et n’hésitez pas à partager cet article avec vos amis.
Cliquez ici pour signer la pétition.

Julien & son chat, Akuma

Photo prise sur le vif, la patte accrochée dans un vêtement 🙂

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