facebook insta twitter

Vitamine D et sclérose en plaques : l’académie de médecine brésilienne contredit la Haute Autorité de Santé

vue rapprochée des roeus d'un fauteuil roulant d'une personne victime de sclérose en plaques

Doser le taux de vitamine D dans le sang des patients est inutile” affirmait la Haute Autorité de Santé (HAS) le 7 novembre dernier. Aujourd’hui les scientifiques de l’académie brésilienne de neurologie viennent de publier un rapport à destination de tous les neurologues du pays qui dit exactement le contraire !

La vitamine D peut empêcher l’apparition de la sclérose en plaques

Dans la plupart des cas de sclérose en plaques, la maladie ne se déclenche pas brusquement, il y a des signes avant-coureur. Le premier est l’apparition d’une névrite optique. Il s’agit d’une inflammation des nerfs optiques qui provoque généralement une perte de vision totale ou partielle pendant une durée de quelques heures à quelques jours et ensuite tout redevient normal. 30% des personnes qui ont eu une névrite optique déclencheront une sclérose en plaques au bout de 5 ans et 50% d’entre eux auront une sclérose en plaques au bout de 15 ans !

Or il se trouve que de nombreuses études ont montré que ce symptôme signait la mise en place du processus auto-immunitaire caractéristique de la SEP dans lequel le système immunitaire s’attaque à une partie de notre propre organisme, notamment la gaine de myéline qui entoure les fibres nerveuses. Comme on sait que la vitamine D joue un rôle important dans le contrôle de l’auto-immunité plusieurs études ont testé l’impact d’une supplémentation en vitamine D aux personnes victimes d’une névrite optique. Résultat : la prise de vitamine D à dose suffisante permet d’empêcher le déclenchement de la sclérose en plaques ! Il s’agit d’un résultat incroyable compte tenu de la gravité de cette maladie pour laquelle il n’existe aucun moyen de guérir et qui laisse en fauteuil roulant de nombreux malades.

Les chercheurs brésiliens experts en neurologie ont donc émis une recommandation très claire : toutes les personnes qui ont connu une névrite optique doivent prendre de la vitamine D quotidiennement pour prévenir la sclérose en plaques.

La vitamine D freine l’évolution de la sclérose en plaques

Une fois que le processus auto-immunitaire est démarré il n’est plus possible de revenir en arrière : la maladie est installée pour de bon. En effet, à cause de la mémoire immunitaire, à partir du moment où notre organisme a repéré un corps qu’il considère comme étranger, il ne cessera de l’attaquer. En revanche on sait qu’il est possible de calmer ces attaques et de les rendre si douces qu’elles n’infiltrent pas le système nerveux central ce qui évite la création de nouvelles plaques et de nouvelles lésions.

C’est l’objectif fixé par les médicaments comme l’interféron mais d’autres moyens peuvent aider : la suppression du gluten tout d’abord (voir le livre “Gluten, comment le blé moderne nous intoxique“) mais aussi la prise de vitamine D car celle-ci “temporise l’hyper activité immunitaire”. Plusieurs études ont en effet montré que la vitamine D permet de ralentir significativement la fréquence des rechutes dans la sclérose en plaques, exactement comme le font les médicaments !

Les chercheurs brésiliens ont donc une recommandation claire : toutes les personnes touchées par une sclérose en plaques devrait prendre de la vitamine D quotidiennement.

Il faut atteindre un taux de vitamine D dans le sang situé entre 40 et 100 ng/mL

Une fois qu’on a compris qu’il faut de la vitamine D, encore faut-il savoir combien ? En France nous avons les recommandations suivantes :

  • L’ANSES recommande 200 UI par jour de vitamine D3 (elle recommandait pourtant 480 UI par jour jusqu’en 1992)
  • L’académie de médecine recommande 1000 UI de vitamine D3 par jour (5 fois plus que l’ANSES)
  • La Haute Autorité de Santé ne recommande rien du tout (sic)

Quant aux chercheurs brésiliens, ils ne recommandent pas une dose précise mais expliquent qu’il faut maintenir un taux de vitamine D dans le sang situé entre 40 et 100 ng/mL. Il s’agit d’un taux qu’on obtient facilement en exposant quotidiennement son corps à un soleil d’été mais en France une étude de l’institut national de veille sanitaire a montré que plus de 80% des français ont moins de 30 ng/mL dans le sang !

Toutes les études menées sur la question montrent que pour atteindre 40 ng/mL il faut au moins 4000 UI par jour pour un adulte (cliquez ici pour en savoir plus). C’est donc une bonne dose de départ, à ajuster au bout de quelques mois après avoir effectué une prise de sang de contrôle.

Pourquoi la France ne recommande jamais la vitamine D

Il s’agit d’une vraie question. On peut effectivement être choqué de voir que la Haute Autorité de Santé recommande de laisser les français avec un déficit en vitamine D et qu’elle considère que la vitamine D ne sert à rien tant qu’on n’est pas malade. Cette vision courte-termiste fait donc abstraction totale de toute forme de prévention et ne tient même pas compte des coûts pour la santé publique qui sont beaucoup plus élevés pour soigner une sclérose en plaques ou un cancer que pour les prévenir !

Les adeptes de la théorie du complot auront tendance à dire que toutes ces agences sont payées par les laboratoires pharmaceutiques. Cela semble exagéré mais tout de même, n’est-il pas normal de se poser des questions lorsque l’on voit des médicaments aux effets secondaires impressionnants être mis sur le marché à la vitesse de l’éclair ? Quoiqu’il en soit, cette politique de la France nous montre surtout un point essentiel : si vous voulez prévenir les maladies, et en particulier les maladies graves, ne comptez pas sur les autres ni sur la gouvernement pour y arriver : informez-vous et agissez.

Références : Brum, Doralina Guimaraes, Comini-Frota, Elizabeth Regina, Vasconcelos, Claudia Cristina F., & Dias-Tosta, Elza. (2014). Supplementation and therapeutic use of vitamin D in patients with multiple sclerosis: Consensus of the Scientific Department of Neuroimmunology of the Brazilian Academy of Neurology. Arquivos de Neuro-Psiquiatria, 72(2), 152-156.

La HAS ne reconnaît pas d’utilité au dosage de vitamine D en routine. Communiqué de presse du 30 octobre 2013.

Vernay M. et al. Vitamin D status in the French adult population: the French Nutrition and Health Survey (ENNS, 2006-2007). Usen, invs, Avril 2012.

« Statut vitaminique, rôle extra osseux et besoins quotidiens en vitamine D – Rapport, conclusions et recommandations », Académie nationale de médecine, 29 mai 2012.

Qu'avez-vous pensé de cet article ?

0 / 5 Note moyenne : 4.73
Rejoignez 45 000abonnés à ma newsletter !

Vous recevrez gratuitement les dernières actualités en santé et nutrition.

Dès votre inscription, vous recevrez dans votre boîte mail mon eBook 6 conseils simples pour préserver sa santé.

Scroll to Top