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Supplémentation en vitamine D : évitez le ZYMADUO !

maman qui donne des gouttes de vitamine D à son bébé

Si on donne de plus en plus de vitamine D aux adultes (plus de 80% des Français sont en déficit d’après l’institut national de veille sanitaire), on en donne, bien entendu, aussi aux enfants. Les nourrissons sont en effet très peu exposés au soleil et le risque de carence est réel. A cet âge le déficit en vitamine D peut avoir des conséquences fatales avec des troubles du métabolisme calcique engendrant des troubles du rythme cardiaque et même la mort.

Pourquoi faut-il donner de la vitamine D aux nourrissons ?

Si les enfants ne voient pas le soleil vous pourriez penser qu’une supplémentation est tout à fait logique. Mais en fait, pas vraiment… La nature est bien faite et si l’humanité a réussi à survivre jusqu’ici sans complément alimentaire de vitamine D c’est pour une raison très simple : le lait maternel est naturellement riche en vitamine D. Ou plutôt “était”, car si la mère est en déficit de vitamine D alors son lait en est dépourvu aussi et il ne suffit pas à combler tous les besoins de l’enfant. Comme la plupart des femmes enceintes n’ont pas de bons apports en vitamine D, la supplémentation est nécessaire.

Pourquoi donner du ZYMADUO aux enfants ?

Le ZYMADUO est un médicament cher aux pédiatres pour une bonne raison : il apporte de la vitamine D mais aussi du fluor. Le fluor est un oligoélément qui se fixe dans certains tissus (os, dents). Il s’y lie au calcium pour former du calcium fluorinate qui est censé protéger les dents des caries, raison pour laquelle on en retrouve dans beaucoup de dentifrices. Nos autorités sanitaires ont évalué l’intérêt du fluor pour la santé pour la dernière fois en 2008. C’est l’Afssaps qui s’était chargé de ce travail (aujourd’hui intégrée à l’ANSM) et ses conclusions étaient très claires : dès l’âge de 6 mois, tous les enfants doivent recevoir du fluor à une dose maximale de 500ppm. Cette dose doit être doublée à triplée à partir de 6 ans. L’Afssaps précisait néanmoins de faire attention aux apports journaliers en fluor car ce dernier est rapidement toxique (on parle alors de fluorose). les effets toxiques du fluor sont paradoxaux : caries dentaires, ostéoporose, tâches blanches sur les dents, douleurs d’estomac, vomissements, crises d’épilepsie, et parfois hypocalcémie. Quand l’excès de fluor touche les dents on parle de fluorose dentaire.

Les recommandations sur le fluor incompréhensibles

Ce qui est moins connu c’est que le bénéfice réel du fluor pour la santé dentaire est très très contesté, et ce par les plus grands experts! Fin 2011, les chercheurs indépendants du très réputé groupe Cochrane ont passé en revue les études sur l’efficacité et la sécurité du fluor pour la santé bucco-dentaire des enfants. Après avoir examiné l’ensemble des études et éliminé celles qui manquaient de rigueur scientifique les chercheurs ont constaté une réduction de 24% des trous et surfaces dentaires manquantes avec une supplémentation en fluor sur les dents définitives (qui apparaissent après les dents de lait vers 10 à 12 ans). Cela pourrait se traduire par un risque légèrement plus faible de caries. En revanche sur les dents de lait, aucun bénéfice ne peut être tiré. Les auteurs ajoutent que, de plus, la sécurité des suppléments de fluor est mal évaluée (1). Ces résultats ont été repris par des chercheurs dans la revue médicale non moins réputée, Nature (2).
Ces résultats signifient que nous donnons à nos enfants du fluor inutile pendant 10 ans (avant les dents définitives) et qu’en plus nous risquons de mettre leur santé en danger. A tel point qu’aux États-Unis la FDA (équivalent de l’ANSM) demande aux professionnels de santé de leur rapporter tout cas d’effets secondaires liés au fluor, y compris la fluorose dentaire.

Quoi donner en remplacement du ZYMADUO ?

Si, comme moi, vous faites confiance aux chercheurs qui travaillent dans l’indépendance des industriels vendeurs de fluor et de dentifrice, alors vous pourriez avoir envie de donner de la vitamine D à votre enfant mais sans fluor et naturelle si possible. Vous pouvez en trouver très facilement sur internet, par exemple au laboratoire UNAE (vitamine D3 végétale du lichen et huile de colza bio sans additif).

En revanche, attention avec l’ADRIGYL qui est également très prescrit mais qui contient de nombreux additifs controversés pour la santé.

Les dangers du ZYMADUO

Le ZYMADUO contient un nombre incalculable d’excipients inutiles : P-hydroxybenzoate de méthyle sodique, P-hydroxybenzoate de propyle sodique, Poloxamère 407, huile de ricin, saccharine sodique, etc. Ces excipients utilisés pour la conservation du produit, son gout et son absorption sont globalement parfaitement inutiles (et d’ailleurs absents du ZYMAD “classique”) même s’ils sont objectivement peu dangereux pour la santé. Le plus douteux d’entre eux est la saccharine, un vieil édulcorant est interdit au Canada depuis 1977.

Mais pourquoi faire avaler à un enfant des substances chimiques qui ne présentent aucun intérêt ?

Quelle dose de vitamine D pour les enfants ?

Comme pour les adultes, les doses de vitamine D nécessaires à la santé des enfants sont trop faibles en France d’après les chercheurs spécialistes de la vitamine D. Pour les enfants allaités, ils recommandent 800 UI par jour aux nourrissons contre 400 UI pour ceux nourris via une formule à base de lait de vache. Plus tardivement, pour les enfants qui ne s’exposent pas régulièrement au soleil ou qui utilisent beaucoup de crèmes solaires (bloquent la production de vitamine D dans la peau), les chercheurs recommandent 1000 à 2000UI par jour en fonction de la corpulence : un enfant en surpoids ayant des besoins plus importants (3).

Références : (1) Tubert-Jeannin S, Auclair C, Amsallem E, Tramini P, Gerbaud L, Ruffieux C, Schulte AG, Koch MJ, Rège-Walther M, Ismail A. Fluoride supplements (tablets, drops, lozenges or chewing gums) for preventing dental caries in children. Cochrane Database Syst Rev. 2011 Dec 7;(12):CD007592.

(2) Evidence-Based Dentistry (2012) 13, 112–113. doi:10.1038/sj.ebd.6400896.
 (3) Cannell JJ, Hollis BW. Use of vitamin D in clinical practice. Altern Med Rev. 2008 Mar;13(1):6-20.

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