La vitamine D est-elle efficace contre le coronavirus ?

"vitamine D" écrit sur une plage de sable

Initialement perçue comme une simple grippe, le coronavirus de 2019 affiche une vitesse de propagation et une mortalité nettement supérieure. Le nom complet du virus est coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (ou SARS-CoV-2). SARS-CoV-2 peut déclencher une pneumonie qu’on appelle Covid-19 ou nCov-2019.

A ce jour il n’existe ni vaccin ni traitement ayant fait la preuve de son efficacité contre cette infection. Dans cet article nous allons faire le point sur ce virus et sa dangerosité. Dans un second temps nous examinerons s’il existe des preuves scientifiques permettant de recommander la prise de vitamine D ou d’autres molécules naturelles pour lutter contre le coronavirus. Nous examinerons également comment le virus tue ; que faire en cas de diabète ou d’hypertension pour minimiser les risques et comment nous pouvons espérer agir pour diminuer le risque de décès.

Qu’est-ce que le coronavirus ?

Le terme de « coronavirus » désigne en réalité une famille de virus qui touche les voies respiratoires, dont fait partie Covid-19. On retrouve dans la même catégorie le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (nom de code MERS-CoV) ou syndrome respiratoire aigu sévère lié au coronavirus (nom de code SARS-CoV) ou le simple rhume. Le coronavirus Covid-19 n’est pas le plus mortel des coronavirus (SARS-CoV a un taux de mortalité situé autour de 10%) mais c’est certainement le plus contagieux ce qui explique pourquoi l’OMS parle maintenant de pandémie et pourquoi il s’est répandu partout sur la planète en quelques semaines.

Covid-19 a fait son apparition en Chine dans la ville de Wuhan sans qu’on en connaisse véritablement l’origine. Certaines personnes pensent que ce virus était initialement confiné à des espèces animales et qu’il se serait répandu après la consommation d’animaux sauvages (chauve-souris, pangolin) via le marché d’animaux sauvages de Wuhan. C’est en tout cas la thèse internationale principale depuis le début de l’épidémie.

Mais plus récemment, Zhao Lijian, porte-parole de la diplomatie chinoise, a déclaré sur Twitter que « il est possible que ce soit l’armée américaine qui ait apporté l’épidémie à Wuhan ». Ces déclarations sont d’ailleurs suivies par une partie de la population chinoise qui relaye de telles théories sur les réseaux sociaux chinois. La plus populaire étant que le virus aurait été créé par les américains avant d’être déposé en Chine à Wuhan en octobre dernier lorsque la délégation américaine des Jeux mondiaux militaires s’est rendue sur place. Théorie du complot ? Nul ne le sait mais la guerre économique entre la Chine et les États-Unis est si forte que toutes les hypothèses sont permises.

Enfin, dernière théorie : celle qui stipule que le nouveau coronavirus était étudié à l’institut de virologie de Wuhan, un laboratoire pharmaceutique ultra moderne et ultra sécurisé de niveau P4 construit en 2015 et qu’il se serait échappé du lieu dans des circonstances inconnues.

L’histoire de l’origine de ce nouveau coronavirus n’a donc pas fini de défrayer la chronique.

Le coronavirus de Wuhan en détail

Quels sont les symptômes de l’infection ?

Selon l’OMS, les symptômes généralement observés sont la fièvre, la fatigue et une toux sèche. Plus rarement il peut y avoir des douleurs, un nez bouché, un mal de gorge et des troubles du transit (diarrhées). Ces symptômes ne sont pas dangereux et apparaissent progressivement. Dans de nombreux cas, l’infection ne donne aucun symptôme, surtout chez les enfants, mais ils peuvent tout de même transmettre le virus. Dans 15 à 20% des cas, des difficultés respiratoires peuvent survenir. Ces dernières signalent que l’infection peut dégénérer et une prise en charge médicale est indispensable. Dans 1% des cas, il n’y a aucun symptôme.

A lire pour plus de détails : quels sont tous les symptômes du coronavirus et leur évolution ?

Comment le virus se propage-t-il ?

Covid-19 est transmis d’un malade à l’autre principalement par le biais de gouttelettes respiratoires soit via les airs (toux, éternuements, respiration à moins d’un mètre), soit via des objets ou des surfaces qui ont été touchées récemment par une personne infectée. La contamination est possible après avoir touché de tels objets si on se touche ensuite les yeux, le nez ou la bouche.

D’après l’institut Pasteur, la contagion est possible dès le début des symptômes et même chez les personnes asymptomatiques. Après un contact avec le virus, il faut entre 3 et 15 jours pour tomber malade.

Le virus va-t-il disparaître pendant l’été comme la grippe ?

L’idée que ce virus soit sensible à la chaleur a rapidement émergée au début de la pandémie suite à des premiers résultats in vitro (en laboratoire).

Toutefois, on constate aujourd’hui des nombres importants de contaminations au Quatar, au Bahrein ou en Arabie Saoudite. Des malades apparaissent aussi au Brésil. La probabilité que le virus disparaisse en été est donc très faible mais il reste possible que sa propagation soit ralentie par la chaleur notamment car il y aura moins de gouttelettes d’eau en suspension dans l’air.

Quels sont les risques de mourir ?

A ce jour les données manquent pour avoir des chiffres extrêmement précis mais les deux études de grande ampleur sur le sujet permettent de donner de fortes indications :

  • La première étude sur le sujet fut dirigée par le centre de contrôle des maladies chinois et publiée dans la revue scientifique Chinese Journal of Epidemiology le 17 février. Cette étude inclut des données détaillées sur 44 672 cas et trouve un taux de mortalité globale de 2,3%. Il varie en fonction du sexe puisque ce taux de mortalité est de 2,8% chez les hommes et 1,7% chez les femmes. Par ailleurs, 80.9% des infections sont classées comme moyennes, 13,8% comme sévères et 4,7% comme critiques.
  • L’étude du JAMA publiée le 24 février est basée sur les données chinoises et montre un lien très fort entre l’âge et le risque de décès. Les personnes âgées de plus de 80 ans sont 14,8% à mourir du virus. Elles sont 8% entre 70 et 79 ans, 3,6% entre 60 et 69 ans, 1,3% entre 50 et 59 ans, 0,4% entre 40 et 49 ans et 0,2% entre 10 et 39 ans. Avant l’âge de 10 ans, aucun décès n’a été observé. Les enfants semblent être ceux qui réagissent le mieux au virus.
  • Une nouvelle analyse des cas chinois publiée le 19 mars dans la revue internationale Nature Medicine est allée plus loin en essayant de mieux tenir compte du nombre de personnes infectées par rapport au nombre de personnes décédées. En effet, il y a un temps de latence important entre la contamination et un éventuel décès ce qui fausse un peu les chiffres. Cette fois les chercheurs trouvent un taux de mortalité globale de 1,4%.
  • L’étude la plus complète et la plus récente date du 6 mai 2020 et met en évidence un taux de mortalité situé entre 0,5 et 1% des personnes infectées. Ces données sont les plus fiables car elles tiennent compte des découvertes sur la pathogénie et notamment le fait que dans 80% des cas, l’infection au coronavirus passe inaperçue avec presque aucun symptôme.

En France, les chiffres de contamination ne permettent pas non plus d’avoir une idée objective du risque de décès puisque, depuis le stade 3 de l’épidémie, les tests de dépistage du virus sont interdits à la population générale en absence de symptômes sérieux.

Officiellement, la communauté scientifique internationale considère que le taux de létalité du nouveau coronavirus est situé entre 2,3 et 3%. Ces chiffres sont amenés à s’affiner dans le temps mais il faut garder en tête en comparaison que le virus de la grippe saisonnière a un taux de mortalité de 0,1%. Le coronavirus 2019 se propage aussi beaucoup plus vite que le virus de la grippe.

graphique représentant le taux de mortalité en fonction de l'âge lié à l'infection au coronavirus 2019
Taux de mortalité en fonction de l’âge à partir des données initiales chinoises

Qui a le plus de risque d’en mourir ?

Les études chinoises et américaines ont pointé du doigt d’autres facteurs de risques importants en plus de l’âge. Les personnes qui ont le plus de risque de mourir du coronavirus sont celles qui ont (du plus important au moins important) :

  • Une maladie cardiovasculaire
  • Un diabète
  • De l’hypertension artérielle
  • Une maladie pulmonaire (BPCO par exemple)

Par ailleurs, des analyses plus récentes (notamment publiées dans la revue médicale The Lancet le 10 mars) ont montré que toutes les personnes décédées n’avaient pas de facteurs aggravants identifiés. Dans 50% des cas, aucun facteur de risque n’est clairement identifié. Pour les cas restants, en plus des facteurs de risques évoqués plus hauts, les facteurs suivants augmentent aussi les risques de décès :

  • Le fait de fumer. Le tabagisme expliquerait peut-être pourquoi les hommes meurent plus que les femmes du coronavirus
  • La présence d’un cancer
  • La présence d’un problème de reins (insuffisance rénale)

Une question inconnue reste le rôle joué par la pollution de l’air aux particules fines dans les villes. En effet, on sait que ces particules inflamment les poumons ce qui pourrait donc les rendre plus vulnérables au virus. A ce jour on ne sait pas encore si le fait de vivre en ville est un facteur de risque de décès ou non.

Enfin, dernier élément publié le 14 mars par le ministre de la santé Olivier Véran : la prise de médicaments anti-inflammatoires pourrait aggraver la maladie et augmenter le risque de décès. Cette information provient des données préliminaires disponibles dans les hôpitaux français. Il est donc déconseillé d’utiliser de la cortisone ou des médicaments anti-inflammatoires (Advil, nurofen, ketoprofene, Voltarene, etc.).

Puis-je prendre du paracétamol ?

Officiellement, oui. Le paracétamol est actuellement recommandé contre la fièvre dans l’infection au coronavirus. Pourtant, ce conseil n’est actuellement pas scientifiquement validé dans le cas spécifique du coronavirus, aucune étude n’ayant encore étudié ce point. Ce conseil est donc basé sur « l’habitude » face aux infections virales et au traitement de la fièvre.

Pourtant, la fièvre peut avoir des effets positifs, comme l’indique le site de la Haute Autorité de Santé (HAS) : « La fièvre peut avoir un effet bénéfique lors d’infections invasives sévères (purpura infectieux, septicémie) et il a été observé que des infections graves non fébriles (sans fièvre, ndlr) étaient associées à une augmentation de la mortalité. Par ailleurs, quelques publications indiquent que l’utilisation d’antipyrétiques (médicaments contre la fièvre, ndlr) pourrait retarder la guérison de certaines infections virales. »

Autrement dit, il y a des cas dans lesquels il est probablement bénéfique de ne pas faire baisser la fièvre grâce à un médicament. A ce jour néanmoins, il n’existe pas de donnée solide (ni dans un sens ni dans l’autre) concernant l’utilisation du paracétamol face au coronavirus.

Pourquoi les personnes diabétiques ou hypertendues sont-elles autant à risque ?

Plusieurs théories sont envisagées pour expliquer ce phénomène mais celle actuellement la plus plausible a été exposée le 13 Mars 2020 par Michael Roth dans le journal scientifique The Lancet.

Ce dernier explique que le coronavirus s’accroche aux cellules pulmonaires via les récepteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ACE2) qui peuvent être vus comme des « portes d’entrées » du virus. Or beaucoup de diabétiques et de personnes victimes d’hypertension sont soignées avec des médicaments qui agissent sur ces récepteurs ce qui les rendraient hypersensibles. Le Dr Roth souligne d’ailleurs que le même mécanisme a été identifié pour les anti-inflammatoires comme l’ibuprofène dont on sait qu’ils aggravent l’infection.

Ce chercheur recommande donc aux malades traités par des médicaments inhibiteurs de l’enzyme de conversion, modulateurs de l’enzyme de conversion ou des bloqueurs des récepteurs de l’angiotensine, de prendre contact avec leur médecin pour envisager l’utilisation d’une autre classe de médicaments : les bloqueurs des canaux calciques, qui ne présenteraient pas ce risque.

Pour savoir si vous êtes concerné, il suffit de lire la notice des médicaments que vous prenez et de regarder le mécanisme d’action du médicament utilisé.

Comment le coronavirus tue ?

Les personnes qui décèdent de l’infection au coronavirus succombent à une détresse respiratoire aigüe ou à une défaillance multi-viscérale. Ces deux phénomènes sont consécutifs à une inflammation massive des poumons. Mais le 13 mars, des chercheurs anglais de l’équipe de Jessica Manson ont publié des travaux dans la revue The Lancet mettant en évidence que cette hyper-inflammation observée dans le coronavirus est la même que celle observée dans d’autres pathologies. Cette hyper-inflammation s’appelle « l’orage cytokinique » ou « syndrome de relâchement des cytokines ».

Ce syndrome est une complication de différentes infections et a déjà été observé dans la grippe par exemple. Il survient lorsqu’un grand nombre de globules blancs du système immunitaires (les lymphocytes) sont activés. Cette activation déclenche la production de médiateurs inflammatoires, les cytokines. En réponse à ces cytokines le système immunitaire produit encore plus de globules blancs.

Un cercle vicieux s’installe qui aboutit à une défaillance générale des organes et ainsi à la mort. Parmi les cytokines impliquées, l’interleukine-6 est considérée comme la responsable principale de cette situation. Dit autrement, la mort survient par excès d’inflammation consécutivement à une infection. Ces orages de cytokines ont été retrouvés dans de nombreuses formes de grippes (H5N1, grippe de 1918) mais aussi à la suite d’infections au coronavirus SRAS-Cov ou d’Ébola.

Comme l’orage cytokinique est consécutif à une inflammation, les personnes touchées par des maladies inflammatoires ou des maladies chroniques (et donc les personnes âgées) sont probablement plus à risque de développer ces complications et donc à décéder des suites du coronavirus Covid-19. Ces données sont donc parfaitement cohérentes avec les chiffres énoncés plus haut sur les statistiques des complications et des décès liés au virus.

Pour finir, il est important de savoir que le syndrome de relâchement des cytokines ne se soigne pas avec des médicaments anti-inflammatoires (cortisone ou anti-inflammatoires non stéroïdiens), même s’il s’agit bien d’une inflammation. Au contraire, les données publiées le 7 février dans le Lancet par le chercheur Clark Russell et son équipe montrent que cette stratégie est probablement dangereuse et augmente les complications et la mortalité ; ce qui, là aussi, confirme les déclarations de notre ministre de la Santé le 14 mars.

La chloroquine est-elle efficace contre le coronavirus ?

Lire à ce sujet notre article dédié pour tout comprendre sur la chloroquine et les conflits d’intérêts qui l’entoure.

Vitamine D et coronavirus

Impact de la vitamine D sur la détresse respiratoire aiguë

Il n’existe évidemment aucune étude scientifique ayant investigué le rôle précis de la vitamine D dans le cadre de la détresse respiratoire aiguë liée au coronavirus puisque ce virus est trop récent et les données médicales trop faibles.

Néanmoins, ce syndrome de détresse respiratoire est une complication d’autres maladies ou d’interventions chirurgicales comme l’œsophagectomie. On peut aussi l’observer chez les bébés prématurés. Dans tous ces cas il existe des études ayant étudié le lien avec la vitamine D.

Par exemple, une étude Irlandaise dirigée par le Pr Onwuneme à Dublin a montré qu’il y avait un lien entre les niveaux de vitamine D dans le sang des enfants prématurés et leur risque de mourir de problèmes respiratoires ; en particulier quand le taux de vitamine D dans le sang est très bas (inférieur à 30 nmol/L).

En janvier 2020 des chercheurs Égyptiens ont confirmé ces résultats en montrant que la supplémentation en vitamine D chez ces nouveau-nés à la dose de 800 UI par jour, était efficace pour diminuer la sévérité et les complications de cette détresse respiratoire.

Même constat pour des chercheurs de l’université de Birmingham qui ont suivi des adultes après une opération de l’estomac avec un seuil de danger situé vers 25 nmol/L. Ils écrivent : « La vitamine D a une action sur plus de 600 gênes au niveau des alvéoles pulmonaires. Le déficit en vitamine D semble contribuer au développement de la détresse respiratoire aiguë ».

Selon ces chercheurs le déficit en vitamine D contribuerait notamment aux complications bactériennes qui peuvent survenir aussi bien après une opération chirurgicale que consécutivement à une infection par un virus.

Toutes les études n’ont pas cette conclusion puisqu’une étude Coréenne sur une centaine de malades en soins intensifs avec détresse respiratoire n’a pas trouvé de lien franc entre vitamine D et mortalité. Néanmoins, dans cette étude seules 5 personnes avaient des niveaux de vitamines D normaux ce qui rend difficile toute interprétation.

Ces petites études ne permettent donc pas de conclure mais elles laissent penser qu’il est probable qu’un déficit sévère en vitamine D (taux sanguin inférieur à 30 nmol/L environ) joue un rôle négatif dans ce syndrome pulmonaire.

Impact de la vitamine D sur les orages de cytokine

Sur la question des orages cytokiniques et de la libération des cytokines inflammatoires comme l’interleukine-6, les données sont plus nombreuses et plus solides.

Il existe en effet des études in vitro et in vivo sur la vitamine D et ses effets sur l’inflammation. Ces travaux concluent que la vitamine D diminue la libération de cytokines inflammatoires, celles-là même qui provoquent les décès :

  • En Mai 2017, des chercheurs de l’institut national pour les maladies allergiques et infectieuses (Bethesda, États-Unis) ont suivi plus de 600 malades du VIH pour constater que plus ils manquaient de vitamine D plus l’inflammation et les niveaux d’interleukine-6 étaient élevés et plus les globules blancs s’activaient exagérément.
  • En janvier 2018, des chercheurs Chinois montraient chez les patients victimes d’accident vasculaire cérébral que plus le taux de vitamine D dans le sang était faible plus les niveaux d’inflammation et de cytokines étaient élevés.
  • En Avril 2018, des chercheurs Iraniens ont montré que chez des personnes ayant des pneumonies en soins intensifs, la supplémentation en vitamine D permettait de diminuer significativement les niveaux d’interleukine-6, une cytokine pro-inflammatoire.
  • En Mai 2019, le médecin Polonais Olszowiec-Chlebna et ses collaborateurs ont montré que chez des personnes touchées par la mucoviscidose et ayant une infection pulmonaire, la prise de vitamine D en complément était efficace pour diminuer la libération de différentes cytokines inflammatoires.
  • En Juillet 2019, des chercheurs Indiens identifiaient un lien inverse entre niveaux de vitamine D dans le sang et niveau de cytokine interleukine-6 chez les malades de la tuberculose.

Là encore les données ne sont pas totalement suffisantes mais indiquent clairement un lien très fort, accompagné d’explications biologiques cohérentes. Manquer de vitamine D est donc très certainement un facteur de risque d’inflammation excessive, y compris au niveau pulmonaire.

Rôle de la vitamine D sur l’immunité

Avant d’aller plus loin, il faut savoir que les infections respiratoires aiguës ne sont pas toutes provoquées par les coronavirus mais aussi par d’autres familles de virus : les virus de la grippe, les adénovirus, les entérovirus, les rhinovirus et bien d’autres.

Sur la question du rôle joué spécifiquement par la vitamine D dans l’immunité, il existe des études globales sur les autres virus qui provoquent des infections respiratoires, dont les coronavirus. Voici ce qu’il en ressort :

  • La plupart des études épidémiologiques trouvent que ces infections respiratoires sont moins courantes dans la population quand les niveaux de vitamine D dans le sang sont élevés (en été par exemple)
  • En Juin 2013, des chercheurs de l’institut Karolinska (Stockholm, Suède) ont publié une méta-analyse des études ayant utilisé la supplémentation en vitamine D contre ces infections. Ils ont conclu à une diminution du risque de l’ordre de 36%, sous réserve que la supplémentation soit quotidienne avec de petites doses plutôt qu’avec de fortes doses (comme des ampoules d’UVEDOSE par exemple). Les chercheurs écrivent également dans leurs travaux que la vitamine D « étouffe l’inflammation excessive ».
  • En février 2017, le célèbre journal médical Britannique BMJ publie une nouvelle méta-analyse encore plus rigoureuse et plus complète, totalisant des données sur près de 11 000 personnes. Résultat : « la vitamine D protège globalement des infections respiratoires ». Les chercheurs soulignent que plus le déficit initial est important plus les effets sont probants mais ils notent toutefois que même chez les personnes présentant des taux normaux au départ, la supplémentation s’avère efficace (diminution du risque de l’ordre de 5% pour les personnes ayant déjà des taux de vitamine D dans le sang supérieurs à 75 nmol/L). Dans cette étude également il est mis en évidence que les fortes doses prises tous les mois ou tous les trois mois via des ampoules sont inefficaces. C’est malheureusement la forme de vitamine D la plus souvent prescrite par les médecins.

Par ailleurs des études globales sur les fonctions de la vitamine D ont mis en évidence que cette vitamine jouait un rôle fondamental sur l’immunité innée et sur l’immunité acquise, aussi appelée « immunité adaptative ». L’immunité adaptative est celle mise en œuvre quand notre système immunitaire rencontre un virus qu’il a déjà rencontré dans le passé ou une version mutée (comme la grippe par exemple). A l’opposé, l’immunité innée est l’immunité naturelle qui détermine notre risque de tomber malade et de quelle manière face à un virus nouveau.

Ces travaux montrent qu’avoir suffisamment de vitamine D dans le sang permet d’améliorer les effets des macrophages et des monocytes. Cela permet d’améliorer notre capacité de phagocytose, processus par lequel les pathogènes sont digérés puis éliminés. Mais la vitamine D agit aussi en produisant des substances naturelles anti-infectieuses actives contre les virus comme les bactéries : les peptides antimicrobiens (défensine β2 et cathélicidine notamment). Ces dernières sont cruciales pour contrôler les infections.

Enfin, ces études sur la vitamine D et l’immunité indiquent aussi qu’une des propriétés fondamentales de cette vitamine est de contrôler les cytokines comme l’interleukine-6. Ce contrôle permettrait certes de limiter les orages de cytokines mais aussi et surtout de diminuer les risques de maladies auto-immunes.

Mais si la vitamine D3 en supplément est si efficace, pourquoi n’est-elle pas systématiquement prescrite ? La question fait encore débat au sein de l’Organisation mondiale de la Santé qui pense qu’il est encore nécessaire d’attendre plus de données avant de pouvoir le recommander à l’échelle globale de la population. Car cela signifierait alors que la vitamine D serait prescrite et remboursée, ce qui n’est pas vu d’un bon œil par tout le monde.

Etudes sur la vitamine D et le coronavirus 2019

En attendant, les études s’accumulent. Le 2 avril 2020, des chercheurs américains et hongrois ont publié un article scientifique dans la revue Nutrients où ils expliquent que de nombreux éléments (ceux que j’expose ici) laissent penser que la vitamine D est importante pour prévenir et lutter contre le coronavirus.

Ils recommandent aux personnes qui ne prennent pas de vitamine D quotidiennement depuis plusieurs mois de suivre le protocole suivant : 10 000 UI de vitamine D par jour pendant quelques semaines puis 5000 UI par jour comme dose de maintien.

Le 9 avril 2020, un chercheur Philippin conduit une étude sur des malades du coronavirus et trouve un lien statistique entre le niveau de vitamine D dans le sang des malades et la sévérité de l’infection après avoir contracté le virus SARS-CoV-2.

Plus précisément, il indique qu’en cas de déficit en vitamine D, les probabilités d’avoir une forme modéré ou légère de l’infection sont quasiment nulles. Sur une cinquantaine de malades ayant un taux de vitamine D normal, seuls 2 ont développé une forme sévère. Sur 77 personnes déficitaires en vitamine D, ce sont 31 personnes qui ont développé une forme grave.

Le 28 avril 2020 ce sont des chercheurs américains qui publient la première étude ayant examiné les taux de vitamine D chez les malades du covid19. Les résultats sont sans appel : chez les patients en soins intensifs à cause du coronavirus, près de 90% ont un déficit en vitamine D contre seulement 57% chez les personnes sans complication grave. De plus, chez les patients en soins intensifs âgés de moins de 75 ans, 100% des malades sont en déficit de vitamine D.

C’est donc à chacun de prendre en main sa santé en agissant à l’échelle individuelle. Et même s’il n’y a pas encore de donnée spécifique sur le coronavirus de Wuhan, il me semble important de s’assurer qu’on ne manque pas de cette vitamine et de se supplémenter le cas échéant via un complément alimentaire sous forme de gouttes à prendre au quotidien (sous forme de vitamine D3 et non de vitamine D2, moins bien absorbée et moins efficace). L’OMS précise d’ailleurs que pour que la supplémentation soit efficace, elle doit avoir démarré avant de tomber malade. Il faut environ deux semaines pour que les niveaux de vitamine D dans le sang remontent correctement avec une supplémentation.

A lire également sur ce sujet : Calculer son besoin en vitamine D en fonction de son poids

Découvrez UNAE, le laboratoire de compléments alimentaires fondé par Julien Venesson : https://www.unae.fr

Autres substances naturelles potentiellement actives contre le coronavirus

Depuis l’épidémie de coronavirus, internet est inondé d’articles ou de messages par mail pour promouvoir différentes thérapies naturelles contre le virus. 

Boire des boissons chaudes protège-t-il de l’infection ?

Une des premières fausse nouvelle a été lancée par le Pr Joyeux sur le site de son association « Santé Familles Prévention ». Ainsi, on peut y lire dans son article publié le 13 mars 2020 qu’il faut : « consommer, durant la journée, toutes les boissons chaudes possibles comme le thé, tisane, bouillon, soupes, ou simplement de l’eau chaude. » car « le liquide chaud neutralise le virus ».

Même s’il est probablement correct que si un virus pénètre dans une boisson chaude, ce dernier meurt, il n’en reste pas moins que ce conseil n’est soutenu par aucune recherche scientifique et qu’il est même illogique. En effet, on sait depuis le début de cette épidémie que ce virus se transmet principalement par les voies respiratoires via les gouttelettes émises pendant la respiration ou par contact physique entre un objet contaminé puis les muqueuses (bouche, yeux, etc.).

Enfin rappelons que le virus prolifère aussi actuellement dans des contrées beaucoup plus chaudes comme le Qatar ou le Bahrein. Abuser de boissons très chaudes ne sert donc à rien. A noter d’ailleurs que boire trop chaud augmente fortement les risques de cancer de l’œsophage selon de nombreuses études (+90% environ).

La vitamine C est-elle efficace ?

Une autre fake news répandue sur internet m’a été transmise par plusieurs lecteurs. Il s’agit de conseils diffusés par mail qui annoncent que c’est le « branle-bas le combat au ministère de la Santé » car les chercheurs Chinois auraient une piste contre le coronavirus. Cette piste serait la prise de hautes doses de vitamine C. La suite du message consiste ensuite à démontrer que la vitamine C classique que l’on trouve partout ne sert à rien et qu’il faut se procurer de la vitamine C liposomale via un laboratoire de compléments alimentaires partenaire…

Or il y a plusieurs problèmes dans cette thèse :

  • Premièrement, la vitamine C liposomale est un complément alimentaire inefficace et qui n’a jamais fait la preuve de son efficacité (voir à ce sujet mon article en cliquant ici).
  • Deuxièmement, les chercheurs Chinois n’ont pas utilisé de la vitamine C liposomale mais de la vitamine C classique sur certains patients touchés par le coronavirus
  • Et troisièmement, la vitamine C n’a pas été utilisée dans le but de guérir de l’infection.

Pour aller plus loin, il suffit de lire l’étude des chercheurs Chinois, publiée le 4 mars 2020 dans la revue médicale Chinese Journal of Infectious Diseases. Cette étude est un premier avis sur le traitement de l’infection à Covid-19 à partir des données actuellement disponibles en Chine. Les chercheurs y expliquent ce que nous exposons dans cet article et notamment la problématique de la détresse respiratoire et de l’orage de cytokines.

Pour ce deuxième problème, les chercheurs recommandent d’essayer l’héparine (un anticoagulant) couplée à la vitamine C. En effet, dans l’infection au coronavirus, l’orage de cytokine s’accompagne d’une augmentation de problèmes de coagulation du sang et de caillots sanguins (valeur D-dimer élevées) et les anticoagulants peuvent diminuer cet emballement immunitaire tout en protégeant les cellules vasculaires.

Quant à la vitamine C, elle est utilisée en injections et à fortes doses (50 à 200 mg par kilo de poids corporel et par jour) pour son action antioxydante, dans l’espoir de limiter les dommages aux poumons et donc la détresse respiratoire. Cette approche est ici purement théorique sur le coronavirus car elle a déjà été testée face à d’autres pathologies provoquant de la détresse respiratoire sans que cela ne soit efficace (JAMA, octobre 2019).

Pour savoir si cette idée est vraiment utile dans le cas spécifique du coronavirus, des chercheurs chinois ont lancé une étude scientifique contrôlée le 14 février. Mais les résultats ne sont pas attendus avant le 30 septembre, au plus tôt.

Dans tous les cas, à aucun moment les chercheurs Chinois n’ont observé que la vitamine C était efficace pour soigner le coronavirus lui-même. Et il n’y a évidemment pas de « branle-bas le combat » à ce sujet au ministère de la Santé. Attention donc aux fausses informations qui circulent un peu partout.

Quel rôle jouent les oméga-3 ?

Une autre substance pourrait jouer un rôle intéressant face au coronavirus et d’une manière générale face à toutes les infections susceptibles de déclencher une tempête cytokinique, ce sont les acides gras oméga-3 à chaînes longues EPA et DHA (à ne pas confondre avec les acides gras oméga-3 à chaîne courte comme l’ALA, acide alpha-linolénique).

En effet, depuis une petite dizaine d’années, différentes études ont mis en évidence que les acides gras oméga-3 jouaient un rôle très important dans le fonctionnement de l’immunité. Non pas en supprimant l’activation immunitaire comme le croient certains mais plutôt en modulant son action qui devient « plus précise ».

Cet effet est souvent observé par les sportifs qui prennent des compléments d’oméga-3 pendant plusieurs semaines qui observent moins de courbatures musculaires et des courbatures moins intenses, plus rapides à disparaître.

Dans le cadre des infections, les oméga-3 joueraient un rôle fondamental pour calmer la libération excessive des cytokines. Par exemple, une étude de 2015 publiée par des chercheurs Italiens a étudié le comportement des cellules pulmonaires de malades victimes de détresse respiratoire aiguë selon leur rapport cellulaire oméga-3/oméga-6. On sait en effet qu’un excès d’acides gras oméga-6 peut être inflammatoire et que les oméga-3 permettent d’équilibrer cette balance.

Dans ces travaux, les chercheurs ont identifié que lorsque le rapport est de 1/7, la libération de cytokines est abusive alors que ce n’est pas le cas quand le rapport est de 1/2.  Or, d’après l’ANSES, l’alimentation des français apporte ces acides gras dans une proportion située autour de 1/20. Dans un rapport sur le sujet, ces autorités recommandent de tendre vers un rapport de 1/5. Des apports trop élevés en oméga-6 et conjointement trop faibles en oméga-3 seraient par ailleurs préjudiciables pour de nombreux problèmes de santé (maladies cardiovasculaires, etc.).

Différentes études ont d’ailleurs testé la supplémentation en oméga-3 chez les personnes hospitalisées pour une détresse respiratoire aiguë mais les résultats n’ont pas toujours été si encourageants. La lecture détaillée de ces travaux révèle que les effets positifs sont plus nombreux lorsque la supplémentation a duré longtemps et qu’ils sont très faibles si la supplémentation n’a duré que quelques jours.

Ces données sont cohérentes avec celles que l’on connaît sur le métabolisme des acides gras et qui stipulent qu’il faut entre 2 et 3 mois pour que les acides gras incorporent correctement toutes les membranes cellulaires. Comme pour la vitamine D, si les oméga-3 ont un effet positif, il n’existe donc qu’en prévention et pas en traitement, après plusieurs semaine sde supplémentation.

En pratique, il me semble raisonnable de recommander une plus faible consommation d’acides gras oméga-6 (huiles de tournesol, carthame, soja, sésame, maïs, soja ou pépins de raisins) et d’augmenter sa consommation d’oméga-3 (huile de lin, de colza ou de cameline, poissons gras). On peut aussi recourir à des compléments d’acides gras oméga-3 à longue chaîne EPA et DHA, sous réserve qu’ils soient de qualité avec un indice d’oxydation TOTOX faible. Pour corriger efficacement sa balance d’acides gras, il faut compter 2 à 3 mois.

Pour aller plus loin, lire l’article Qu’est-ce que le TOTOX et pourquoi est-ce si important ?

Que penser du rôle de la quercétine ?

Voir à ce sujet l’article dédié : faut-il prendre de la quercétine en cas de coronavirus ?

Peut-on prendre du curcuma en cas d’infection au coronavirus ?

Selon les autorités sanitaires, mieux vaut éviter car des risques importants existent. Voir à ce sujet l’article dédié : le curcuma pourrait être dangereux en cas d’infection au coronavirus.

Retrouvez aussi la liste de toutes les plantes à éviter en cas de coronavirus.

Lectures recommandées :


Références :

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