Est-on vraiment sensibles au gluten ?

Le gluten vous rend malade ?

En lisant mon livre « Gluten, comment le blé moderne nous intoxique« , vous avez pu découvrir l’existence d’une nouvelle maladie liée au blé moderne, la sensibilité au gluten, à ne pas confondre avec l’intolérance au gluten (aussi appelée maladie coeliaque). La sensibilité au gluten ne peut pas être diagnostiquée par un examen classique tel qu’une prise de sang ou un examen de type coloscopie.

Pourtant on sait avec précision que cette maladie existe réellement grâce à des études en double-aveugle contre placebo (voir les références dans le livre). Mais dans ces études c’est le blé qu’on éliminait de l’alimentation des malades et non uniquement le gluten.

Se pourrait-il qu’il y ait dans le blé d’autres substances nocives qui soient responsables des symptômes de la sensibilité au gluten : maux de tête, ballonnements (« côlon irritable »), douleurs articulaires, fatigue ?

Est-ce vraiment les mutations génétiques faites subir au blé par l’homme qui sont la cause des nouvelles maladies du gluten ?

 La piste des FODMAP

FODMAP est un acronyme anglais qui signifie « Fermentable, Oligo-, Di-, Monosaccharides, And Polyols ». Dit plus simplement, les FODMAP sont des glucides de courte taille qui sont naturellement faiblement absorbés et plutôt fermentés.

On retrouve dans cette catégorie de glucides les polyols (utilisés dans les produits diététiques allégés en sucre), le fructose (sucre des fruits), le lactose (sucre du lait) et d’autres apparentés. Et il se trouve que le blé est riche en fructanes, qui ne sont rien d’autres que de longues chaines de molécules de fructose accrochées les unes aux autres.

La fermentation intestinale de ces FODMAP étant un phénomène qui peut générer des flatulences et des ballonnements, des chercheurs se sont posé la question : la sensibilité au gluten ne serait-elle pas une simple intolérance aux FODMAP ?

Des chercheurs australiens ont récemment testé l’hypothèse dans une étude en double-aveugle : ils ont testé l’effet d’un régime pauvre en FODMAP accompagné de différentes quantités de gluten sur des malades « sensibles au gluten » et ayant un « côlon irritable ». Résultat : la diète pauvre en FODMAP a amélioré les symptômes digestifs des participants alors que la présence de gluten a eu peu d’impact (1).

On pourrait donc rapidement conclure que la sensibilité au gluten n’existe pas et qu’il s’agit en fait d’une intolérance aux FODMAP mais en fait, pas du tout ! Car s’il est vrai que cette expérience peut expliquer les symptômes digestifs (ballonnements, troubles du transit) de la sensibilité au gluten, elle est incapable d’expliquer les symptômes généraux (douleurs articulaires, fatigue, migraines, etc.). De plus il existe des aliments bien plus riches en FODMAP que le blé qui ne génèrent aucun symptôme chez les « sensibles », comme les légumineuses par exemple.

Des anomalies du système immunitaire dans la sensibilité au gluten

Les promoteurs du pain, des pâtes et autres produits à base de blé (souvent des industriels ou des médecins « proches » de ces derniers) s’empressent de critiquer l’existence même de la sensibilité au gluten puisqu’il est impossible de la diagnostiquer.

Mais ce n’est pas parce qu’on ne peut pas la diagnostiquer qu’elle n’existe pas. A l’époque d’Hippocrate, le père de la médecine moderne, on croyait fermement à la théorie des humeurs. La maladie n’était alors pas provoquée par des virus ou des bactéries (que personne ne pouvait voir !) mais par un déséquilibre de l’air, de l’eau, du feu et de la terre. Il faudra attendre le XVIIe siècle pour qu’Antonie van Leeuwenhoek, un savant néerlandais, parvienne à observer des bactéries grâce à un microscope de sa fabrication. Avec lui naissent la théorie microbienne et la biologie cellulaire. Aujourd’hui avec l’avancée de la science, on a tendance à croire que la médecine toute puissante  a réponse à tout. Mais en vérité nous ignorons encore beaucoup.

Il n’y a pas si longtemps des médecins proposaient des anxiolytiques aux patients victimes d’ulcère de l’estomac jusqu’à ce qu’on découvre que 80% des ulcères étaient provoqués par une bactérie : Helicobacter Pylori. On est donc passé d’un traitement anxiolytique à un traitement antibiotique.

Dans le cas de la sensibilité, de plus en plus de preuves scientifiques s’accumulent et nous permettent de mieux comprendre cette maladie.  Dès mars 2011, des chercheurs avaient publié une étude très poussée sur les mécanismes immunitaires de l’intolérance au gluten et de la sensibilité au gluten. Ils ont pu mettre en évidence que dans la sensibilité au gluten certains récepteurs du système immunitaire, dit « Toll-like », s’activaient de manière excessive (2).

Ces récepteurs jouent un rôle important dans l’immunité innée, par opposition à l’immunité acquise qui se développe au contact de virus ou de bactéries. Lorsque les récepteurs Toll-like s’activent, le système immunitaire réagit SANS PRODUIRE D’ANTICORPS ce qui explique pourquoi une prise de sang classique ne montre rien d’anormal.

Ces résultats étaient le fruit d’un travail d’équipe entre chercheurs italiens et américains, avec la participation notamment du Dr Fasano, considéré comme le plus grand expert au monde des maladies liées au gluten, directeur du centre de recherches sur la maladie coeliaque à l’hôpital général du Massachusetts (Boston, USA) et dont vous pouvez retrouver une interview à la fin du livre.

Mais alors, qu’est-ce qui peut bien provoquer l’activation de ces récepteurs Toll-like ?

La sensibilité au gluten peut-être pas provoquée par le gluten

Pour se défendre face aux insectes, les céréales ont toutes des armes naturelles. On les appelle les inhibiteurs d’alpha-amylase et les inhibiteurs de trypsine. L’alpha-amylase est une enzyme du tube digestif qui permet de digérer les glucides, quant à la trypsine son rôle est de permettre la digestion des protéines.

Quand un insecte s’attaque au blé celui-ci ingère des inhibiteurs d’alpha-amylase et de trypsine qui peuvent provoquer sa mort. Mais que se passe-t-il quand un homme ingère ces inhibiteurs ?

De récentes recherches ont montré que ces inhibiteurs activaient nos récepteurs Toll-like puis engendraient de l’inflammation et des effets systémiques (3, 4) ce qui pourraient bien expliquer les symptômes généraux liés à la consommation de blé.

Plus récemment, une collaboration internationale de chercheurs, à laquelle ont participé le Dr Bruno Bonaz (gastroentérologue et neuro-physiologiste au département Hépato-Gastroentérologie du CHU de Grenoble) et le Dr Fasano, a retenu cette hypothèse comme étant une piste très sérieuse pour expliquer la sensibilité au gluten (5).

De fait, les chercheurs pensent qu’il est possible qu’un jour la sensibilité au gluten soit redéfinie avec plus de précisions et change de nom. Cela pourrait donc peut-être devenir la « Sensibilité aux ATI » (Amylase Trypsine Inhibiteurs).

L’homme a rendu le blé toxique

Ces toutes dernières découvertes nous permettent donc de mieux comprendre le blé moderne mais elles permettent aussi de soutenir fortement les résultats de mon enquête : ce sont bien les terribles mutations génétiques du blé qui l’ont rendu toxique, aussi bien en rendant le gluten encore plus toxique pour les intolérants qu’en rendant les inhibiteurs de trypsine et d’amylase encore plus inflammatoires pour les sensibles.

Moralité : restez éloigné des céréales contenant du gluten et encore plus des blés modernes.

Retrouvez mon enquête sur le blé moderne :

livre3v2

Références : (1) Biesiekierski JR, Peters SL, Newnham ED, Rosella O, Muir JG, Gibson PR. No effects of gluten in patients with self-reported non-celiac gluten sensitivity after dietary reduction of fermentable, poorly absorbed, short-chain carbohydrates. Gastroenterology. 2013 Aug;145(2):320-8.e1-3.

 (2) Sapone A, Lammers KM, Casolaro V, Cammarota M, Giuliano MT, De Rosa M, Stefanile R, Mazzarella G, Tolone C, Russo MI, Esposito P, Ferraraccio F, Cartenì M, Riegler G, de Magistris L, Fasano A. Divergence of gut permeability and mucosal immune gene expression in two gluten-associated conditions: celiac disease and gluten sensitivity. BMC Med. 2011 Mar 9;9:23.

 (3) S. Priyaa, S. Kumara, N. Kaura, AK. Guptaa. Specificity of α-amylase and trypsin inhibitor proteins in wheat against insect pests. New Zealand Journal of Crop and Horticultural Science. 2013. Vol 41. Issue 1. 49-56.

(4) Junker Y, Zeissig S, Kim SJ, Barisani D, Wieser H, Leffler DA, Zevallos V, Libermann TA, Dillon S, Freitag TL, Kelly CP, Schuppan D. Wheat amylase trypsin inhibitors drive intestinal inflammation via activation of toll-like receptor 4. J Exp Med. 2012 Dec 17;209(13):2395-408.

(5) Catassi C, Bai JC, Bonaz B, Bouma G, Calabrò A, Carroccio A, Castillejo G, Ciacci C, Cristofori F, Dolinsek J, Francavilla R, Elli L, Green P, Holtmeier W, Koehler P, Koletzko S, Meinhold C, Sanders D, Schumann M, Schuppan D, Ullrich R, Vécsei A, Volta U, Zevallos V, Sapone A, Fasano A. Non-celiac gluten sensitivity: the new frontier of gluten related disorders. Nutrients. 2013 Sep 26;5(10):3839-53.

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No Comment

  • ERIC  16 décembre 2013 at 14 h 29 min

    Bonjour,
    Je reste assez septique sur l’impact négatif réel du gluten, je ne le sous-estime pas mais de là à l’éradiquer de notre alimentation alors que l’on consomme des aliments contenant du gluten depuis des siècles depuis que les Hommes consomment des céréales. A titre de comparaison, cela serait intéressant de voir si les italiens, gros consommateurs de pâtes et de pizzas ont plus de problèmes que les autres…
    Ce que je reproche aux « mouvements anti-gluten » surtout quand il y a une absence de maladie coeliaque, c’est la position extrême du tout ou rien. Comme tu l’as expliqué, ce sont les blés modernes qui contient de plus en plus de gluten et alors dans ce cas, pourquoi ne pas préconiser l’utilisation de céréales issues de variétés anciennes comme le petit épeautre ? Personnellement, je veux bien réduire ma consommation de gluten, faire attention (désormais dans ma cuisine, je n’utilise que de la farine de petit épeautre et sarrasin) mais je ne me vois pas éradiquer les céréales sous le prétexte que cela pourrait éventuellement améliorer notre santé alors que nous consommons des céréales depuis des siècles. Nos parents, grand-parents et arrières grand-parents ne s’en sortent pas trop mal en vivant jusqu’à plus de 80-90 ans pour la plupart et comme dans ma famille par exemple. La cuisine, la gourmandise font partie des plaisirs de la vie. Les traditions culinaires célébres dans nos régions, dans notre pays font partie de notre culture et le resterons longtemps. J’apprécie de temps en temps les macarons La Durée même s’ils ne sont pas bios, sans sucre ou sans gluten. Idem avec les autres spécialités qui font partie de nos traditions.
    Je regrette qu’à travers cette mouvance anti-gluten comme dans les autres combats sur le bio, qu’il n’y ait pas de juste milieu, c’est toujours pour ou contre, rien entre les deux.
    Je fais attention à ce que je consomme, je prends désormais mes fruits et légumes bios dans la mesure du possible car parfois c’est vraiment hors de prix comme en ce moment des endives à 7,50€ le kilo ! Je ne consomme pas de fromages bios car ils sont très chers si je peux m’assurer que sans être bio, les conditions de vie de l’animal sont préservées, cela me suffit. J’étais dans les Alpes cet été, j’ai vu les vaches brouter dans les montagnes, vu la traite, ensuite la fagrication du fromage et sans label bio, néanmoins, on a l’assurance, que les vaches ne sont pas enfermées et ne semblent pas maltraités. Après tout, on ne tue pas une poule pour manger son oeuf tout comme on ne tue pas une vache pour son lait. Mes parents, agriculteurs à la retraire, élèvent toujours des poules, poulets mais malheureusement, le grain produit par les personnes qui ont pris la suite de mes parents n’est pas bio et il est difficile de trouver des céréales bios pour nourrir ses volailles ou sinon c’est très cher mais ce qui m’importe dans ce cas, c’est que les volailles vivent en liberté dehors, se promènent, mangent des vers et ne vivent pas dans des cages. Les oeufs sont très bons et voire plus beaux avec un jaune orangé que les oeufs bios que j’ai pu acheter car la vingtaine de poules que mes parents peuvent avoir ont pour elles un hectare de terrain (10000m²). Voilà, tout cela pour dire qu’il faut être nuancé dans les prises de position car tout le monde n’a pas les moyens et l’utopie de ne consommer que du bio, du sans gluten… Je préfère le juste milieu qu’au prises de position radicales.
    Cordialement.

    (4)
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    • Julien V.  16 décembre 2013 at 15 h 07 min

      Bonjour,
      Vos questions sont intéressantes et je me les suis posées aussi. C’est ce qui m’a poussé à mener une enquête pendant plus d’un an au cours de laquelle j’ai receuilli des interviews des plus grands chercheurs en toxicologie, immunologie ou allergologie, en france et aux USA. Il se trouve que le petit épeautre semble moins toxique que le blé moderne mais ce n’est pas vraiment une variété ancestrale. De plus les chercheurs qui travaillent sur les maladies liées au gluten m’ont tous déconseillé le petit épeautre (vous avez les interviews dans le livre). En ce qui me concerne je n’ai pas de point de vue personnel : je me renseigne, je me documente, je prends les avis des experts et je les publie. Et la conclusion c’est que le blé moderne est un OGM toxique. Je ne pourrais pas répondre à toutes vos interrogations ici : vous parlez par exemple de l’espérance de vie mais si on regarde l’espérance de vie sans incapacité (EVSI), elle ne cesse de baisser : on vit de plus en plus longtemps mais de moins en moins en bonne santé. Je vous conseille de jeter un oeil à mon livre et même de le feuilleter dans une Fnac ou une librairie si vous ne voulez pas l’acheter, il répondra à toutes vos questions. Et c’est bien là le problème du gluten et du blé : tout le monde en parle mais personne n’en sait vraiment grand chose ! http://www.amazon.fr/Gluten-Comment-moderne-nous-intoxique/dp/2365490433

      (6)
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  • Ozon  10 janvier 2014 at 13 h 40 min

    Et puis si on vit jusqu’à 90 ans en mangeant du gluten on vivrait bien jusqu’à 120 sans en manger
    Non?

    (2)
    Répondre
    • Julien V.  10 janvier 2014 at 13 h 46 min

      Je ne pense pas que le gluten influence beaucoup la longévité : l’eczéma, le côlon irritable, la polyarthrite, l’arthrose, la fatigue chronique et les autres maladies liées au gluten n’empêchent pas de vivre longtemps, en particulier avec les traitements médicamenteux. C’est plutôt la qualité de vie qui est différente. Aujourd’hui on ne meurt pas de la plupart des maladies auto-immunes, on a juste un quotidien insupportable…

      (1)
      Répondre
  • Jonathan  13 octobre 2013 at 20 h 49 min

    Merci pour cet article ! Faut-il donc éviter aussi tous les aliments contenant des inhibiteurs ? Je crois que le soja ou les légumineuses en contiennent par exemple et seraient par conséquent des facteurs d’inflammation ?

    (0)
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    • Julien V.  13 octobre 2013 at 21 h 36 min

      C’est ce raisonnement qui est à l’origine du concept du régime Paléo.

      (0)
      Répondre
      • Jonathan  15 octobre 2013 at 16 h 58 min

        Et concrètement, quel est votre avis et celui des chercheurs sur la question ? Y a-t-il de réels bénéfices constatés à plus ou moins long terme ? Est-ce plus une question de sélection d’aliments contenant moins d’inhibiteurs ou d’éviction totale ?

        Merci pour votre réponse

        (0)
        Répondre
  • Thibault  13 octobre 2013 at 21 h 51 min

    Salut !

    J’ai vu que l’avoine était déconseillé pour les sensibles/intolérants au gluten, et ça m’a fait penser à un souci que j’ai avec cette céréale.

    Auparavant, je consommais au petit déjeuner des flocons d’avoine. J’ai fini par arrêter car j’avais des gaz de plus en plus nombreux, et mal odorants.

    J’ai ensuite consommé du muelsi, et le problème est revenu.

    Cette semaine, je n’en ai pas consommé, et je n’ai plus eu de problèmes de gaz ou quoi que ce soit.

    Est-ce dû au gluten ? J’ai aussi pensé à un excès de fibres.

    Qu’est ce que t’en penses ?

    (0)
    Répondre
    • Thibault  13 octobre 2013 at 21 h 56 min

      Ah, et je consommais du lait de vache Bio avec. Plus précisemment : 200mL + 100g de céréales.

      (0)
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  • soulie g  21 octobre 2013 at 7 h 30 min

    bonjour, la maladie coeliaque est souvent liée à une intolérance au lactose, ce n’est pas mon cas heureusement pour le moment, seul le gluten m’est interdit. et si j’ai le malheur d’en manger, je ressens les symptômes dans les deux/trois heures qui suivent. C’est horrible, vertiges, maux de ventres, jambes flageolantes, sueurs, envie de vomir. je suis obligée de rester allongée durant des heures jusqu’à ce que ça passe.

    (0)
    Répondre
  • laure  5 novembre 2013 at 12 h 24 min

    Bonjour,

    Article très intéressant.
    Ne trouve-t-on pas ces inhibiteurs dans d’autres aliments tel que les légumineuses etc.?
    Si oui, la sensibilité devrait également se manifester ou est-elle spécifique aux inhibiteurs du blé ?
    Je suis sensible au gluten, après éviction totale les symptômes ont disparus, je mange toujours des légumineuses et autres graines (quinoa, fonio, teff, millet etc.) sans problèmes.

    Cordialement

    (0)
    Répondre
    • Julien V.  5 novembre 2013 at 13 h 26 min

      Il n’y a pas ce problème dans les légumineuses mais il y en a d’autres (je vais en parler prochainement). Ça concerne beaucoup le blé à cause des mutations génétiques qu’on lui a fait et plus ou moins la plupart des autres céréales.

      (0)
      Répondre
      • Rapha  23 janvier 2016 at 16 h 16 min

        Bonjour Julien. J’ai lu votre livre et le doute persiste. Qd on parle de blés modernes ou parle des blés ogm like. Mais le grand l’épeautre qui contient aussi du gluten (peut on savoir combien par rapport aux blés modernes ?) est il aussi nocif ? Et en quoi ? Il y a bien une nuance entre les deux. Je n’ai pas saisi.. Merci

        (0)
        Répondre
  • laure  5 novembre 2013 at 16 h 04 min

    Merci beaucoup.
    Des plus amples informations sur les pseudo céréales et légumineuses me parait intéressent aussi.

    Cordialement

    (0)
    Répondre
  • françois  18 novembre 2013 at 1 h 42 min

    Bonjour julien, j’ai une petite question concernant le gluten mais je ne trouve pas plus d’information sur le net.
    Je consomme tout les jours une collation(avoine en poudre ,lait écrémé,isolat de whey) aux alentour de 16 heure au travail mais une fois arriver a la maison vers 17 heure 30. j’ai comme une énorme fatigue (limite une sensation comme lorsque l’on commence à tomber malade) qui m’oblige à faire une petite sieste de 15 a 20 minute pour ensuite faire quelque chose. Dans ton livre sur les recettes tu parle d’une « réaction immunitaire »? Est-ce que l’orge serait un bon équivalent sans toute fois poser le même problème?

    merci
    François

    (0)
    Répondre
  • Melanie Merenda  17 janvier 2014 at 23 h 55 min

    Dans le régime Paléo, ce sont toutes les céréales qui sont interdites, justement à cause des ATI.
    Je suis le régime Seignalet et j’ai pour règle de ne consommer aucune céréale sauf du riz complet, seule céréale qui n’a pas de gluten. Je consomme en revanche du sarrasin, de la quinoa et de l’amarante car se sont des graines. Mais savez-vous ce qu’il en est des ATI pour ces aliments?
    Merci 🙂
    Mélanie

    (0)
    Répondre
    • Julien V.  18 janvier 2014 at 11 h 33 min

      Mélanie, le régime Paléo n’interdit pas les céréales à cause des ATI mais parce qu’il s’agit d’aliments qui n’étaient pas consommés pendant les derniers millions d’années qui ont précédé l’agriculture. Plus tard la science a mis en évidence des éléments pour expliquer peut-être pourquoi certains aliments n’étaient pas adaptés à notre génome et les ATI ne sont qu’une petite pièce du puzzle, il y a beaucoup d’autres anti-nutriments : glycosides cyanogènes, saponines, etc.

      (1)
      Répondre
  • Loïc  14 février 2014 at 11 h 36 min

    Bonjour Julien,

    Est-ce que la sensibilité au gluten peut théoriquement influencer indirectement(manque d’assimilation des vitamines/minéraux) ou directement sur la production de testostérone ?
    Merci

    (0)
    Répondre
    • Julien V.  14 février 2014 at 11 h 51 min

      Il n’y a pas d’études qui ai examiné cette question mais oui, cela semble tout à fait possible. Au même titre que tout problème de santé empêche le corps de fonctionner de façon optimale.

      (0)
      Répondre
  • Marie  16 mars 2014 at 23 h 07 min

    Bonjour,

    Je viens de finir votre livre et j’ai une question à laquelle je n’ai pas réellement trouvé de réponse, si tant est qu’on la connaisse!

    On l’a compris, éradiquer totalement le gluten de l’alimentation va etre bénéfique à la majorité!
    Mais si on diminue sa consommation, de moitié ou des deux tiers par exemple, y a t il aussi un bénéfice? ou c’est du tout ou rien?

    Merci

    (0)
    Répondre
    • Julien V.  16 mars 2014 at 23 h 26 min

      Bonjour Marie, c’est une question à laquelle le livre répond de manière implicite. Dit plus clairement : si on est intolérant, la moindre protéine stimule le système immunitaire c’est donc tout ou rien. Si on est sensible c’est aussi tout ou rien mais les « traces » ne posent pas de problème. Si on est ni intolérant ni sensible alors là oui, diminuer sa consommation est efficace pour diminuer la perméabilité intestinale avec tout ce que ça engendre.

      (0)
      Répondre
  • Marie  17 mars 2014 at 0 h 10 min

    quelle rapidité de réponse!
    merci

    (0)
    Répondre
  • Patricia  11 janvier 2015 at 1 h 25 min

    Bonjour, Ma mere souffre bcp du dos et prend des antidouleurs ts les jours – ce qui ne me semble pas ideal et ne la soulage pas bien. Elle souffre d’une discopathie degenerative et d’une scoliose dorso lombaire en forme de S et des lésions arthrosiques, étagées (L4-L5 -/L5-S1: disques diminues de hauteur, protus sans mise en évidence d’image de hernie). Elle ressent des pincements en L4-L5 qui si elle reste debout trop longtemps descendent dans la jambe jusqu’au molet. Elle a egalement de l’osteoporose et un peu de cholesterol (elle a 66 ans). Desolee pour la longue description. Apres avoir lu votre article sur la vitamine D, je viens de lui recommander de prendre du Zyma D au lieu de Uvedose (sa mesure est de 30ng/ml). Je me demandais si les phospholipides de cucurma pouvaient mieux la soulager que les antidouleurs en etant egalement plus sains? Merci.

    (0)
    Répondre
  • Francis  15 février 2015 at 18 h 45 min

    Bonjour Julien,
    Après avoir lu votre livre sur le Gluten (je ne mange plus d’aliments avec gluten depuis), j’ai lu « Paléo nutrition » que j’ai trouvé passionnant. J’ai bien l’intention de suivre les conseils de ce livre pour me nourrir désormais, mais, j’ai quelques questions à vous poser:
    Le sarrasin est la seule pseudo-céréale qui passe au travers des mailles du filet, mais pas pour la farine à cause des fameux inhibiteurs de trypsine. Que reste-t-il si l’on souhaite faire une tarte par exemple? La farine de châtaigne, ou de riz sont-elles admises?
    Vous dites que l’on peut manger jusqu’à 6 oeufs par jour si on se passe de viande, mais l’oeuf contient beaucoup d’oméga 6 dont il ne faut pas abuser. Comment faire alors?
    Vous dites que l’homme Paléo consommait entre autres des noix de coco. Puis-je donc en déduire que la crème et l’huile de coco sont tolérées.
    Voilà, merci pour vos éventuelles réponses.

    (0)
    Répondre
  • Regis  20 mars 2015 at 22 h 48 min

    Bonsoir Julien,

    Concernant les recherches sur les « FODMAPs », savez-vous s’il y a eu des résultats intéressants et pertinents ces derniers mois ? Où en serions-nous ?

    (0)
    Répondre
    • Julien V.  21 mars 2015 at 12 h 12 min

      Bonsoir, rien de neuf c’est très bien pour certains problèmes digestifs mais inefficaces en cas de sensibilité au gluten (logique).

      (0)
      Répondre
  • jpp  14 septembre 2015 at 8 h 58 min

    Bonjour julien ,la patate douce contient t elle beaucoup d’inhibiteurs d’enzymes ? , car actuellement pour compenser l’absence de céréales dans mon régime , je mange pas mal de patates douces et je me suis retrouvé avec un eczéma abdominale important !

    (0)
    Répondre

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