Covid-19 : tous les symptômes et leur évolution

dessin d'artiste d'un coronavirus

L’épidémie de Covid-19, qui a débuté en Chine en décembre 2019, se propage rapidement à l’échelle planétaire et conduit plus d’un tiers de l’humanité à rester confinée.

Comment savoir si on est infecté en l’absence de tests de dépistage disponible ? Quels sont les symptômes possibles de l’infection à coronavirus ? En combien de temps la maladie évolue-t-elle ? A quel moment faut-il s’inquiéter ? Explications dans cet article.

Des cas de pneumonie virales d’origine inconnue à Wuhan en décembre 2019

Le cas de 27 patients atteints de pneumonie d’origine inconnue est rapporté par les autorités sanitaires de la ville de Wuhan en Chine le 31 décembre 2019. Les malades présentent des signes courants de maladies respiratoires, fièvre et difficultés à respirer.

Tous ont un lien avec un marché de vente de fruits de mer et d’animaux sauvages qui ne tarde pas à être fermé. Le 5 janvier, 32 autres nouveaux cas sont recensés. Le 9 janvier 2020, la cause de la maladie est enfin communiquée par l’Organisation Mondiale de la Santé : un nouveau virus appartenant à la famille des coronavirus que l’on appelle désormais SARS-Cov2, à l’origine de la maladie Covid-19, qui aurait initialement été transmis par l’intermédiaire d’un animal, le pangolin.

Ce nouveau coronavirus, qui n’est pas sans rappeler son cousin le SARS-Cov responsable d’une épidémie en 2003, provoque des infections pulmonaires potentiellement très sévères.

D’après Lei J et al. CT Imaging of the 2019 Novel Coronavirus (2019-nCoV) Pneumonia. Radiology. 2020 Apr;295(1):18.

Comment le virus se transmet-il ?

Depuis son passage de l’animal à l’homme, le virus se transmet entre les êtres humains par les micro-gouttelettes respiratoires diffusées lorsqu’une personne infectée postillonne, tousse ou éternue. Il peut également se transmettre de manière indirecte, lorsqu’on touche une surface contaminée, puis les muqueuses de son visage (bouche, nez, yeux).

La présence du virus a également été identifiée dans les selles des malades, laissant présager une possible contamination oro-fécale (le mode de transmission en cas de gastro-entérite virale par exemple). Les virologues ont estimer dans un premier temps qu’un malade contaminait de 2 à 3 autres personnes, ce qui faisait du coronavirus un virus beaucoup plus contagieux que la grippe.

Mais début avril, des chercheurs américains ont obtenu des données plus précises sur cette question : on sait maintenant qu’une personne infectée contamine en moyenne (hors mesures de confinement) 5,7 personnes ! C’st ce qui explique la pandémie mondiale.

Les porteurs de la maladie pourraient être contagieux avant le début des premiers symptômes, pendant la période d’incubation du virus. Une étude a par exemple montré qu’au sein d’une famille vivant à Zhoushan en Chine, un homme de 56 ans a contaminé quatre de ses proches sur cinq au cours de cette phase.

Des chercheurs américains et allemands ont pu calculer avec précision la durée de la période d’incubation, en étudiant 181 malades pour lesquels on a pu identifier le moment où ils ont été exposés au virus avec certitude.

La période d’incubation est de 5,1 jours en moyenne. Pour 97,5% des personnes contaminées, les symptômes seront apparus dans les 11,5 jours qui suivent l’exposition.Cela implique que pour les 2,5%, les sympômes apparaissent après ce délai (et même au-delà des 14 jours fixés comme base pour la quarantaine pour 101 personnes sur 10 000).

Une étude conduite par le Profeseur Zhou de l’Institut de Médecine Respiratoire de Beijing en Chine a par ailleurs montré que les malades pourraient rester contagieux longtemps après la disparition des symptômes. En effet, la durée moyenne pendant laquelle le virus est détecté chez les malades est de 20 jours mais la plus longue durée enregistrée atteignait les 37 jours.

Quels sont les symptômes associés au Covid-19 ?

Le SARS-Cov 2 cible initialement le système respiratoire des personnes qu’il infecte. Une fois qu’il a pénétré dans l’organisme au niveau des muqueuses, il commence à se développer au niveau des voies respiratoires supérieures (nez, bouche, pharynx, larynx). Il s’y multiplie rapidement avant même l’apparition des premiers symptômes. Il progresse ensuite vers les voies respiratoires basses, se propageant dans la trachée, les bronches et bronchioles ainsi que les alvéoles pulmonaires où l’oxygène inspiré est transféré vers les vaisseaux sanguins. Il entraîne alors une pneumonie, qui correspond à une infection de ces voies respiratoires basses. Les lésions occasionnées par le virus apparaissent au scanner sous forme de tâches blanchâtres en périphérie des poumons (voir image).

Une grande diversité de symptômes

Le virus va donc provoquer des symptômes respiratoires, mais pas seulement. Une étude conduite par le Professeur Guan a rassemblé les données récoltées auprès de 1099 patients atteints du Covid- 19 hospitalisés en janvier 2020 dans 552 établissements de 30 provinces chinoises et donne une vue complète de la manière dont se manifeste cette maladie.

La plupart des malades (88,7%) présentent de la fièvre. Pour la plupart des malades, elle est comprise entre 37,5°C et 39 °C ; elle dépasse les 39°C chez seulement 12,3% des patients.

La toux est le second symptôme le plus courant, qui affecte 67,8 % des patients. Le plus souvent sèche, elle s’accompagne d’expectorations dans 33,7 % des cas. Viennent ensuite de la fatigue (38,1 % des patients), un essoufflement (18,7 %), des douleurs musculaires ou articulaires (14,9 %), des maux de gorge (13,9 %), de tête (13,6 %) et des frissons (11,5%).

Parmi les signes plus rares de la maladie, figurent des troubles digestifs qui apparaissent chez 5 % des patients sous forme de vomissements ou nausées et chez 3,8 % sous forme de diarrhées. Le rejet de sang en toussant se manifeste chez 0,9 % des patients. Une congestion conjonctivale (nez bouché) est présente chez 0,8 % des patients.

Dans une récente étude publiée le 31 mars par des chercheurs Américains, il a aussi été mis en évidence que chez les personnes qui présentent les symptômes de la grippe (courbatures, grande fatigue, mal de tête, etc), plus de 5% sont en fait porteurs du coronavirus SARS-CoV-2.

La maladie peut donc se présenter de manière différente d’un patient à l’autre. À l’image des autres coronavirus à l’origine des rhumes que nous contractons en hiver, les symptômes associés au SARS-Cov2 s’installent progressivement, contrairement à la grippe par exemple qui survient brutalement.

Enfin, dernière donnée publiée le 2 avril 2020 dans le British medical Journal : 80% des malades infectés n’ont aucun symptôme significatif et ne savent pas qu’ils sont malades.

La conjonctivite est un signe rare de la maladie

Parmi les signes inattendus de la maladie, figurent des manifestations oculaires. Comme l’a montré l’étude précédente, 0,8 % des patients présentent des signes de conjonctivite.

L’histoire d’un membre du panel national d’experts sur la pneumonie, Guangfa Wang, a été rapportée dans la littérature scientifique. Le 22 janvier, au cours d’une inspection dans une clinique à Wuhan, il contracte le virus. Il portait un masque de protection qui couvrait sa bouche et son nez, mais ses yeux n’étaient pas protégés. Plusieurs jours avant qu’il ne développe une pneumonie consécutive à son infection, il a présenté une rougeur au niveau des yeux. Le virus pourrait l’avoir contaminé par voie oculaire. Depuis, le virus a été identifié dans les larmes et les sécrétions conjonctivales d’un patient infecté.

Avec l’arrivée du printemps et son cortège de pollen, il pourrait être difficile de distinguer les manifestations allergiques et celles du Covid-19, qui peuvent se ressembler dans ses formes bénignes.

Le virus est-il responsable de perte de goût ou d’odorat ?

Certaines personnes atteintes par le Covid-19 semblent être affectées par une perte de l’odorat (anosmie) ou du goût (ageusie). À ce jour, aucune étude n’a été publiée à ce sujet. Claire Hopkins, présidente de la Société Britannique de Rhinologie et Nirmal Kumar, président de ENT UK, une structure qui représente les chirurgiens de l’oreille, du nez et de la gorge ont cependant publié une lettre pour attirer l’attention sur cet aspect.

Ils soulignent que de façon générale, la famille des coronavirus est responsable de 10 à 15 % des cas d’anosmie. Ils précisent qu’en Corée du Sud, 30 % des personnes testées positives pour le nouveau coronavirus présentent une perte d’odorat comme principal symptôme, dans des formes par ailleurs bénignes.

En France, le conseil national des ORL a rapporté la multiplication des cas de perte d’odorat soudaines, sans obstruction nasale ou écoulements, souvent chez des jeunes gens, et plus rarement, de pertes de goût.

Certains patients présentent peu ou pas de symptômes

Tous les patients infectés par le SARS-Cov2 ne vont cependant pas développer de symptômes, et si leur nombre est difficile à quantifier, certains spécialistes comme le professeur Sergio Romani, immunologiste à l’université de Florence, considèrent qu’ils représenteraient la majorité des cas.

Il se base sur une expérience conduite à Vo’Euganeo, petite ville italienne de 3300 habitants, située à 50 km de l’ouest de Venise, où l’ensemble des habitants a été dépisté. Les analyses ont révélé qu’entre 50 et 75 % des personnes infectées ne présentaient aucun symptôme mais étaient bel et bien en mesure de propager le virus.

Les effets du nouveau coronavirus sur le système cardiovasculaire

Comme le montre la diversité des symptômes et des complications affectant les malades, le SARS-Cov2 n’occasionne pas seulement des dommages au niveau de l’appareil respiratoire. Il existe notamment des liens étroits entre l’infection et la santé cardiovasculaire.

Tout d’abord, les patients atteints d’une affection cardiovasculaire sont considérés comme une population à risque, chez laquelle cette maladie virale peut s’avérer plus sévère. Les données recueillies sur le terrain le confirment. L’étude du Professeur Huang menée auprès des 41 patients a montré que la pression sanguine des malades admis en soins intensifs est plus élevée que celles des personnes dont l’état n’a pas nécessité cette prise en charge (pression systolique en moyenne de 145 mmHg contre 122 mmHg). Une autre étude menée à Wuhan par le Dr Dawei Wang et son équipe auprès de 138 patients admis à l’hôpital a montré que 46,4 % d’entre eux étaient porteurs d’une maladie cardiovasculaire.

Par ailleurs, le virus peut lui-même entraîner des problèmes cardiaques, chez des personnes sans antécédents de maladies de cet type. Dans l’étude du Professeur Huang, 5 des 41 patients ont développé des lésions cardiaques et 4 d’entre eux ont été admis en unité de soins intensifs face à la sévérité de leur état.

Dans l’étude du Dr Wang, les 36 patients sur 138 admis en soins intensifs présentaient des signes d’atteintes cardiaques plus fréquemment que les patients n’ayant pas besoin de cette prise en charge. Ainsi, formes sévères du Covid-19 et atteintes cardiovasculaires vont souvent de paire.

La commission nationale de la santé chinoise a d’ailleurs rapporté que les symptômes cardiaques sont parfois les premiers signes ressentis par les malades, qui consultent leur médecin à cause des palpitations qu’ils ressentent ou pour une oppression thoracique, alors même qu’ils ne présentent pas encore les signes respiratoires caractéristiques de la maladie.

Ce même organisme indique que près de 12 % des personnes qui décèdent du Covid 19 sans antécédents de maladies cardiovasculaires présentent des dommages au niveau du cœur.

Mais comment expliquer ce lien entre l’infection par le SARS-Cov2 et l’atteinte cardiovasculaire ? Pour le saisir, il est nécessaire d’observer la manière dont le nouveau coronavirus pénètre dans les cellules humaines. Pour y parvenir, il se lie à un composé produit par notre organisme, l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2), grâce à une protéine présente à sa surface appelée « Spike ». Elle vient d’ailleurs tout juste d’être cartographiée par une équipe et pourrait servir de cible pour la mise au point d’un vaccin. Une fois associé à ACE2, il a tout loisir d’entrer dans les cellules par l’intermédiaire de son récepteur. Il procède ainsi au niveau des cellules pulmonaires, ce qui provoque les symptômes respiratoires.

Mais cette enzyme qui lui sert de passe-partout n’est pas seulement présente au niveau pulmonaire : elle l’est également au niveau du cœur, ce qui fait de ce dernier un organe cible pour le virus. Ce phénomène suscite une inquiétude par rapport à l’usage des médicaments utilisés contre l’hypertension artérielle. Deux familles d’antihypertenseurs, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IEC) et les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II (ARA II), augmentent les niveaux d’ACE2, favorisant potentiellement l’infection. 

D’autres phénomènes peuvent s’ajouter pour expliquer les atteintes cardiaques, comme les effets de l’orage de cytokines et bien sûr le manque d’oxygénation du tissu cardiaque résultant des problèmes respiratoires.

Enfin, un problème majeur se présente : la plupart des antiviraux peuvent provoquer des problèmes cardiaques (arythmies, insuffisance cardiaque…). L’hydroxychloroquine qui suscite aujourd’hui de nombreux espoirs est également concernée par ces effets indésirables.

L’infection pourrait également avoir des conséquences à long terme sur la santé cardiaque, si on se réfère aux données existantes pour le SARS-Cov qui partage de nombreuses similitudes avec le SARS-Cov2 : un suivi sur 12 ans des patients guéris a montré que 44 % présentent des anomalies au niveau cardiovasculaire.

Par ailleurs, on connaît mal l’impact des maladies auto-immunes sur les risques en cas d’infection au coronavirus. ou d’autres maladies qui fragilisent l’immunité.

D’autres facteurs sont aussi probablement impliqués comme le manque de vitamine D, un déséquilibre du rapport acides gras oméga-3/oméga-6 et des chercheurs pensent qu’une alimentation riche en polyphénols est probablement protectrice.

Les effets du coronavirus sur la sphère digestive

Comme on l’a précédemment évoqué, le nouveau coronavirus peut entraîner des troubles au niveau digestif. Ces symptômes pourraient être même assez communs, comme l’a montré une étude menée par le Dr Lei Pan. Les signes digestifs ont été recherchés chez 204 patient atteints du Covid, qui se sont présentés à l’hôpital dans la province de Hubei entre le 18 janvier et le 28 février. Ils étaient loin d’être exceptionnels : 34 % des patients présentaient des diarrhées, 3,9 % des vomissements et 1,9 % souffraient de douleurs abdominales. Sur ces 204 patients, 6 ne présentaient d’ailleurs que des symptômes digestifs, sans aucun des signes respiratoires habituels de la maladie. Conséquence de cette présentation atypique de la maladie, les personnes ressentant des symptômes digestifs sont accueillies plus tardivement à l’hôpital, 9 jours contre 7,3 pour les patient n’affichant pas ces manifestations digestives.

À mesure que la sévérité de la maladie croissait, les symptômes digestifs devenaient plus intenses. Leur présence n’a cependant pas modifié les risques encourus par les patients, n’influant pas de façon significative le moment où ils sortaient de l’hôpital, le nombre de jours passés en soins intensifs ou la mortalité.

En revanche, ils affichaient des taux plus élevés de marqueurs de dommages au niveau du foie (les transaminases) que les patients sans symptômes digestifs, mais qui restaient dans la norme.

Là encore, la présence de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 au niveau de la sphère digestive donne la possibilité au virus de s’y disséminer. Mais il est également en mesure d’y occasionner des dommages à travers la réponse inflammatoire qu’il occasionne et potentiellement par une perturbation de la flore intestinale. Il existe des relations réciproque entre le microbiote pulmonaire et intestinal (on parle d’axe « intestin – poumon ») et un déséquilibre de l’un peut entraîner les dysfonctionnements de l’autre. 

Les complications de la maladie

Quelle proportion de malades développe des formes graves ?

Si le nouveau coronavirus semble avoir un impact nul chez certaines personnes, il se manifeste sous des formes très sévères chez d’autres.

Une étude menée auprès d’un large échantillon de personnes atteintes du Covid-19 donne une idée de la répartition des cas, entre les formes modérées et sévères de la maladie. Les professeurs Wu et McGoogan du Centre pour le Contrôle et la Prévention des Maladies de Beijing en Chine ont mis en évidence que sur 44 415 malades, 81% présentent une forme légère de la maladie (pas de pneumonie ou une forme légère), 14% une forme sévère (pneumonie sévère avec difficultés respiratoires, fréquence respiratoire au-dessus de 30 par minute, saturation en oxygène du sang en dessous de 93%, infiltration des poumons supérieure à 50 % pendant 24 à 48 h) et 5 % une forme critique (défaillance respiratoire, choc septique, défaillance multi-organe). 

En combien de temps la situation peut-elle basculer ? Une autre étude, dirigée le Professeur Huang de l’hôpital de Jin Yin-tan à Wuhan, apporte des réponses. Elle précise la séquence des événements dans les formes graves de la maladie, chez un groupe de 41 personnes infectées (voir schéma). L’admission à l’hôpital a lieu en moyenne 7 jours après le début des symptômes. Des difficultés respiratoires surviennent chez 21 d’entre elles 8 jours après le début de la maladie. L’aggravation de la situation à cette période est un dénominateur commun à bien des cas. Un syndrome de détresse respiratoire aiguë s’installe chez 11 patients à 9 jours. L’admission en unité de soins intensifs s’est produite en moyenne à 10,5 jours et a concerné 16 des malades suivis dans cette étude.

Evolution des symptômes du coronavirus au corus du temps. D’après Huang C et al. Clinical features of patients infected with 2019 novel coronavirus in Wuhan, China. Lancet. 2020 Feb 15;395(10223):497-506.

Sous quelles formes se manifestent les complications de la maladie ?

Une étude dirigée par le Professeur Chen de l’Institut des maladies infectieuses de Wuhan en Chine a mis en évidence la nature des complications survenues chez 113 patients décédés des suites du coronavirus. La totalité d’entre eux présentaient un syndrome de détresse respiratoire aiguë et une septicémie. Cette situation se produit lorsque l’organisme fait face à une infection ; les molécules libérées dans le sang endommagent les organes et peuvent conduire à un choc septique ; la tension artérielle chute et le décès peut survenir. Dans cette étude, 41 % des patients ont fait un choc septique. 77 % ont présenté une atteinte cardiaque aiguë, 49 % une défaillance cardiaque. 25 % des patients ont également subi des dommages au niveau des reins et 20 % ont eu une encéphalopathie hypoxique, c’est-à-dire des lésions au niveau du cerveau en raison d’apports en oxygène insuffisants.

Parmi les complications moins fréquentes, certains patients ont été victimes de coagulation intravasculaire disséminée. Ce phénomène résulte d’une perturbation de la coagulation sanguine et conduit à la formation de caillots qui endommagent les organes. D’autres ont présenté des lésions du foie et des saignements au niveau du système digestif sont apparus chez un des malades.

Que faire en cas de symptômes du Covid-19 ?

Le gouvernement a mis en place un site internet pour guider les personnes présentant des symptômes évoquant le Covid-19. Il propose un questionnaire qui permet de renseigner les signes ressentis pour apporter un conseil adapté à chaque cas (appeler le 15, contacter son médecin traitant, surveiller l’apparition de certains symptômes…).

La plupart des personnes présente une forme bénigne de la maladie et n’ont pas besoin d’une prise en charge hospitalière. À ce jour, seules les patients présentant des signes de gravité sont hospitalisés. Comme le précise un document émis par le gouvernement à l’attention des médecins de ville il s’agit notamment :

  • d’un essoufflement, d’une difficulté à finir ses phrases sans pause ;
  • d’une altération de la conscience ;
  • d’une déshydratation ;
  • d’une altération de l’état général brutal chez les personnes âgées.

A lire également : peut-on attraper le coronavirus une deuxième fois ?

En conclusion :

  • Le coronavirus 2019 se transmet à l’occasion d’un contact étroit ou de façon indirecte par des surfaces contaminées.
  • Sans mesures de confinement, un malade contamine 5 à 6 personnes.
  • Une personne infectée serait contagieuse dès le début de la période d’incubation du virus, qui est de 5,1 jours en moyenne.
  • Jusqu’à 2,5% des malades auront toutefois une incubation d’une durée supérieure à 14 jours.
  • 4 personnes sur 5 sont malades sans le savoir (asymptomatiques)
  • Le nouveaux coronavirus entraîne principalement des symptômes respiratoires et est responsable de pneumonies parfois sévères.
  • Il occasionne également des troubles digestifs et pourraient être responsable de conjonctivites, de perte de goût et d’odorat.
  • Les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires sont plus à risque de développer des formes sévères, et le virus est responsable de complications cardiovasculaires chez certaines personnes.
  • Seuls les cas graves sont hospitalisés ; la survenue de difficultés respiratoires 7 à 9 jours après le début de la maladie est un signe d’alerte.

A lire également :


Références :

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