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Liste des plantes à éviter en cas de coronavirus

mélange de plantes séchées utilisées en phytothérapie contre le coronavirus

Recourir aux plantes médicinales pour renforcer son immunité afin d’éviter la contamination par le SARS-Cov2, ou atténuer les symptômes une fois le Covid-19 contracté, est-ce une bonne idée Pas forcément, selon de nombreux experts en phytothérapie car les plantes peuvent pousser notre organisme dans un état trop inflammatoire (immunité disproportionnée) ou trop anti-inflammatoire (réponse immunitaire affaiblie).

Le problème est sérieux puisque cette perturbation du fonctionnement normal de l’immunité a été mis en cause dans des cas de complications graves suite à l’infection au coronavirus. On pense que c’est également en perturbant cette réponse que els médicaments anti-inflammatoires seraient problématiques face à cette maladie.

L’Agence nationale de Sécurité sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail s’est saisie de la question pour évaluer les risques potentiels liés à l’usage de certaines plantes médicinales dans le contexte de l’épidémie actuelle au coronavirus 2019 de Wuhan, publiant ses conclusions le 17 avril dernier. Elle dresse une liste de plantes qui ne feraient pas bon ménage avec le nouveau coronavirus. Quelles sont-elles et quelles sont les propriétés qui suscitent l’inquiétude ? Nous allons voir ici dans quels cas ces inquiétudes sont fondées.. 

Des plantes anti-inflammatoires et immuno-modulantes dans le viseur de l’agence sanitaire

L’agence nationale a focalisé son attention sur les plantes entrant dans la composition de compléments alimentaires, seules ou en mélange, qui exercent des effets sur les réactions immunitaires et inflammatoires de l’organisme. En modifiant ces mécanismes de défenses naturelles, la réaction du corps en cas d’infection par le nouveau coronavirus pourrait ainsi ne pas être optimale.

Au sein du règne végétal, de nombreux composés sont en effet en mesure d’apaiser les phénomènes inflammatoires. Certaines espèces renferment des molécules dont l’action est proche de celle des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens, comme les nombreuses plantes contenant des dérivés de l’acide salicylique, considérées comme des aspirines végétales ou comme la curcumine qui a été utilisée avec succès dans plusieurs études à la place de médicaments antidouleurs, en particulier contre l’arthrose. D’autres vont mimer l’action des stéroïdes comme la cortisone. Nombreuses sont celles qui influencent la réponse immunitaire, la temporisent ou au contraire la rendent disproportionnée

Cela peut poser un problème grave car on sait que le coronavirus tue principalement à la suite d’un orage cytokinique, un emballement incontrôlé du système immunitaire quand ce dernier manque des nutriments pour qu’il fonctionne normalement.

Les plantes stimulant le système immunitaire

Certaines des plantes citées par l’agence sanitaire sont en mesure d’amplifier la réponse immunitaire. Disposer d’un système immunitaire plus réactif peut sembler approprié pour combattre un virus. Cependant, l’aggravation de la maladie qui survient chez certains patients est en lien avec un emballement des défenses immunitaires, qui provoque un syndrome de détresse respiratoire aiguë.

Effets controversés des échinacées, marguerites colorées

Certaines espèces d’échinacées, des plantes originaires d’Amérique du Nord qui ressemblent aux marguerites, sont utilisées pour se prémunir du rhume et des infections respiratoires. Elles possèdent en effet des propriétés stimulantes de l’immunité, notamment grâce à leur contenu en polysaccharides. Une étude conduite en laboratoire a par exemple montré qu’Echinacea purpurea augmente les capacités des lymphocytes NK à détruire les cellules infectées. Elle favorise également la production de certains messagers par les macrophages (les cytokines IL-1, TNF-alpha, et IL-10) même lorsqu’elle est présente en faible quantité, qui stimulent l’activation des mécanismes immunitaires anti-viraux.

Les effets de la plante peuvent même parfois conduire à des réactions auto-immunes : les professeurs Lee et Werth de l’université de Chicago ont rapporté le cas de trois patients qui ont développé une poussée de pemphigus vulgaris ou de dermatomyosite, deux affections auto-immunes rares affectant notamment la peau, suite à la prise d’un complément alimentaire d’échinacées et/ou de spiruline.

Cette dangerosité de l’échinacée n’est pas partagée par tous les auteurs : une équipe de recherche Suisse s’intéresse au potentiel de l’échinacée pour lutter contre les coronavirus. Ils ont pré-publié un article décrivant la manière dont l’extrait d’échinacées parvient à bloquer plusieurs virus de cette famille lors de tests en tube à essai. En 2017, une autre équipe avait indiqué qu’un extrait d’Echinacea purpurea pourrait éviter les surinfections bactériennes en cas d’une autre maladie virale, la grippe, et de s’opposer à l’orage de cytokines. Ce phénomène est aussi observé en cas de Covid-19. 

Comment expliquer ces résultats contradictoires ? En y regardant de plus près, toutes les études qui suggèrent un bénéfice de l’échinacée mais pas de réel danger ont été financées par des sociétés de compléments alimentaires qui vendent des plantes, et notamment beaucoup d’échinacée (comme A Vogel). Les études indépendantes n’ont pas retrouvé ces bienfaits c’est pourquoi je pense qu’il faut rester prudent avec l’échinacée dans le cadre de l’épidémie au coronavirus.

La Griffe du chat, liane péruvienne aux alcaloïdes antiviraux

La Griffe du chat (Uncaria tomentosa) est une liane amazonienne utilisée en cas de fièvre, de fatigue, de douleurs musculaires ou articulaires et pour soulager les symptômes associés à des maladies inflammatoires chroniques. 

Une étude menée chez la souris a montré sa capacité à augmenter les quantités d’acteurs essentiels de la réponse immunitaire, les lymphocytes T auxiliaires et les lymphocytes B, et d’en améliorer la viabilité. Ses propriétés immunostimulantes semblent bien au rendez-vous chez l’être humain également : une étude a montré que la plante améliore l’efficacité du vaccin contre le pneumocoque.

Des propriétés antivirales ont par ailleurs été mises en évidence : ajouté à des monocytes humains (un type de globules blancs) contaminés par le virus de la dengue, l’extrait de Griffe de chat permet de réduire le niveau d’infection. Cet effet est principalement assuré par des alcaloïdes, des principes actifs puissants au sein des plantes. Elle possède en outre des procyanidines, qui lui confèrent une action anti-inflammatoire via l’inhibition du TNF- alpha en modulant l’action du facteur de transcription nucléaire kappa-b.

Faire baisser l’inflammation via le TNF-alpha n’est pas forcément une mauvaise chose car cela peut diminuer l’intensité d’un orage de cytokines lorsque celui-ci démarre. Mais, pris trop tôt, les substances de ce type peuvent grandement affaiblir l’immunité. L’impact des molécules qui inhibent le TNF-alpha doit être testé prochainement dans le cadre de la pandémie du coronavirus.

La prudence est donc de mise avec la griffe du chat et l’agence nationale déconseille son utilisation.

Les plantes qui atténuent la réponse inflammatoire

La réponse inflammatoire qui se déploie en cas d’agression par un virus est un des mécanismes utilisé par notre organisme pour assurer sa défense. Elle facilite en effet le recrutement des différentes cellules immunitaires, et la survenue de fièvre qui l’accompagne contribue à augmenter leur activité et crée des conditions défavorables à l’agent pathogène. Chercher à atténuer à tout prix ces manifestations peut donc limiter les capacités de notre organisme à se défendre.

Les plantes jouant un rôle comparable aux corticoïdes

La glycyrrhizine, principe actif de la réglisse

Parmi les médicaments constituant l’arsenal thérapeutique destiné à lutter contre l’inflammation, se trouvent les corticoïdes (cortisone, prednisone etc.). Certaines plantes peuvent en mimer les effets, la réglisse (Glycyrrhiza glabra) par exemple, réputée pour ses vertus anti-ulcéreuses et sa capacité à favoriser les expectorations en cas de toux grasse.

Son principale principe actif, la glycyrrhizine, bloque l’action d’une enzyme qui convertit le cortisol, une hormone stéroïde, produite à partir du cholestérol par deux petites glandes situées au-dessus des reins (les glandes surrénales), en cortisone. Cette action permet au cortisol, un anti-inflammatoire naturel, d’exercer ses effets plus longtemps. La réglisse peut ainsi être assimilée aux anti-inflammatoires stéroïdiens.

La glycyrrhizine est par ailleurs dotée de propriétés antivirales, s’opposant par exemple à l’entrée du virus influenza A à l’origine de la grippe de pénétrer dans les cellules. Elle est d’ores et déjà utilisée chez des patients souffrant d’hépatite C, une maladie d’origine virale. Elle ne permet pas de baisser la quantité de virus présente dans l’organisme des malades mais améliore leur santé hépatique.

L’agence met en garde contre de possibles effets indésirables en cas de forte consommation, notamment en cas d’hypertension, une situation pathologique que la réglisse peut exacerber.

La verge d’or

Les inflorescences de la verge d’or (Solidago virgaurea), employées pour lutter contre les affections urinaires, pourraient également exercer leurs effets anti-inflammatoires en jouant sur les hormones stéroïdes. Elles contiennent des composés particuliers, les saponines triterpéniques, qui facilitent la libération d’une hormone (hormone corticotrope hypophysaire ou ACTH) par l’hypophyse, une glande située à la base du cerveau. Celle-ci agit sur les glandes surrénales, leur intimant de produire le cortisol aux effets anti-inflammatoires.

La verge d’or contient également des composés proches de l’aspirine, mais ce ne sont pas eux qui lui confèrent ses propriétés anti-inflammatoires, contrairement à bon nombre des plantes citées par l’ANSES.

Les plantes contenant des substances proches de l’aspirine et autres anti-inflammatoires non stéroïdiens

Certaines plantes sont qualifiées d’aspirine végétale car elle contient des dérivés d’acide salicylique, le principe actif qui constitue l’aspirine. Elles jouent un rôle anti-inflammatoire principalement en bloquant l’activité d’enzymes qui assurent la formation de certains médiateurs de l’inflammation, les prostaglandines et thromboxanes.

Ces plantes peuvent ainsi être assimilées aux médicaments de la famille des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), dont les autorités françaises déconseillent l’usage en cas de Covid-19 car ils seraient susceptibles d’augmenter la sévérité de la maladie. Si les données manquent pour l’épidémie que nous traversons actuellement, une étude dirigée par le docteur Guillaume Voiriot de l’hôtital Tenon de Paris a par exemple montré que l’usage de ces médicaments en cas de pneumonie, une situation fréquente en cas de Covid 19, est associé à un risque accru de complications, notamment des infections de la cavité pleurale, l’espace située entre les poumons et la paroi thoracique et la formation d’abcès au niveau des poumons.

Les plantes de cette catégories évoquées par l’ANSES sont le saule, la reine des près, le bouleau, le polygala, le peuplier et la verge d’or précédemment évoquée.

Le saule

Dans le saule (Salix), le dérivé de l’acide salicylique, la salicyline, est présent au niveau de l’écorce, dont les décoctions sont utilisées de longue date pour apaiser les états inflammatoires. L’agence sanitaire insiste sur les risques associés à l’usage du saule, surtout en cas de prise associée à un autre anti-inflammatoire, stéroïdien ou non, ou de paracétamol. Elle rapporte le cas du décès d’un enfant de 28 mois après la prise conjointe de paracétamol et d’un complément alimentaire contenant plusieurs ingrédients dont un extrait de saule, qui a développé des lésions au niveau du foie.

La reine des près

La reine des près (Filipendula ulmaria), dont les parties aériennes sont utilisées en cas de douleurs articulaires ou de rhume, est moins riche en dérivés salicylés que le saule mais d’autres de ses composés pourraient contribuer à ses effets anti-inflammatoires.

Le bouleau et son écorce

L’écorce de bouleau (Betula), utilisée en médecine traditionnelle notamment pour lutter contre l’arthrose, possède une activité comparable à celle du diclofénac, un médicament anti-inflammatoire non stéroïdien. La présence de dérivés salicylés en est en partie responsable, mais d’autres composés, dérivés de l’acide bétulinique, sont également dotés de cette propriété.

Le polygala

La racine de polylaga contient un dérivé salycilé volatile, le salicylate de méthyle, que l’on retrouve par ailleurs également dans le bouleau ou la reine des prés. Elle est utilisée pour lutter contre les maladies inflammatoires en médecine traditionnelle asiatique. La plante contient en outre de la rutine, qui contribuerait à son action anti-inflammatoire comme cela a été montré chez l’animal.

Le peuplier

Le peuplier (Populus) contient de la salicine, richement concentrée dans les bourgeons, mais aussi des flavonoïdes et la pinocembrine responsables d’effets anti-inflammatoires démontrés lors d’études en tubes à essai et chez l’animal.

L’harpagophytum, la griffe du diable

Les racines d’harpagophyton (Harpagophytum procumbens), plante rampante des zones arides du sud de l’Afrique, sont utilisées depuis des siècles en cas de fièvre, de douleurs articulaires, de troubles digestifs et pour stimuler l’appétit. 

Ses effets anti-inflammatoires, principalement liés à la présence de son principe actif l’harpagoside, ont été démontrés aussi bien chez l’animal que chez l’Homme. Une étude conduite au sein de l’université de Francfort en Allemagne par le professeur Loew a montré que l’extrait d’harpagophyton atténue la production des leucotriènes, des médiateurs de l’inflammation qui attirent par exemple certains globules blancs vers les sites où ils doivent agir pour défendre l’organisme.

D’autres espèces végétales entrant dans la composition de compléments alimentaires vendus en France contiennent des composés proches de l’harpagoside. Il s’agit de la scrofulaire chinoise (Scrophularia ningpoensis), du bouillon blanc (Verbascum thapsus), de la véronique (Veronica officinalis) et des bugles (Ajuga reptans, Ajuga chamaepitys, Ajuga iva). 

Des plantes productrices de résines riches en composés anti-inflammatoires

Certaines plantes produisent une résine pour se protéger en cas de blessures et repousser les herbivores. Deux de ces plantes, Boswellia et Commiphora, produisent une résine riche en principes anti-inflammatoires et font partie de l’inventaire dressé par l’ANSES.

La boswellia serrata

L’extrait de résine de Boswellia (appelée encens) a fait preuve de son efficacité chez l’Homme en cas d’arthrose du genou et pourrait être utile pour lutter contre des pathologies inflammatoires variées comme l’asthme, l’arthrite, le diabète, les maladies inflammatoires de l’intestin, les maladies de Parkinson ou d’Alzheimer… Son action anti-inflammatoire est liée à son contenu en acides boswelliques.

Les effets anti-inflammatoires de la résine de Commiphora mukul (appelée myrrhe) sont principalement liés à la présence de gugulstérones. Moins étudiés chez l’Homme que la précédente, un petit essai suggère néanmoins son efficacité contre l’arthrose du genou.

Le curcuma, l’épice réputée anti-inflammatoire 

Pour achever cette liste, l’ANSES évoque le curcuma, épice extraite de la plante Curcuma Longa. Ses effets anti-inflammatoires sont liés à la présence de curcumine et de ses dérivés au sein de son rhizome. Cette plante fait partie des mieux étudiées, elle a été l’objet de plus de 200 études chez l’Homme, notamment dans le cadre de maladies inflammatoires. La plupart n’ont pas retrouvé d’effets flagrants lors de la prise de curcuma ou de l’administration de curcumine, malgré son potentiel anti-inflammatoire démontré lors des expériences de tube à essai et chez l’animal. Mais celui-ci, associé à ses effets atténuateurs de l’immunité, laisse présager que la curcumine pourrait être dangereuse en cas de Covid-19.

Des études ont par ailleurs montré que la curcumine pourrait peut-être diminuer les orages de cytokines du fait de son effet “calmant” sur l’immunité mais, comme pour la griffe du chat, cette propriété n’est pas bénéfique au début d’une infection.

Quelles alternatives si vous prenez des compléments alimentaires contenant ces plantes ?

Dans le contexte actuel de pandémie de Covid-19, l’agence sanitaire nationale conseille ainsi aux personnes consommant des compléments alimentaires contenant l’une de ces plantes de cesser de le faire en cas de symptômes typiques du Covid-19 (principalement fièvre et toux) lorsque leur prise est à visée préventive et de prendre l’avis de son médecin si cette prise est à visée curative en cas de maladie inflammatoire.

Le problème est que ces conseils sont trompeurs car nous savons aujourd’hui que dans 4 cas sur 5, l’infection au coronavirus n’a pas de symptôme visible. Autrement dit, il se pourrait qu’en continuant de prendre ces plantes, l’infection s’aggrave et se déclare alors que si on n’avait rien pris, nous n’aurions jamais déclenché de symptômes inquiétants.

Je recommande donc plutôt de stopper ces plantes sans attendre si vous les prenez et que vous êtes une personne à risque de complications (personne âgée de plus de 40 ans, personnes ayant de l’hypertension artérielle, du diabète, une maladie auto-immune ou des antécédents de maladie grave comme un cancer). Si vous les preniez pour agir spécifiquement sur des douleurs à la place des médicaments, il existe d’autres alternatives efficaces dans le cadre de cette pandémie au coronavirus :

Le gingembre

A ce jour, aucun chercheur ni organisme de santé n’a pointé du doigt des effets préoccupants du gingembre qui est pourtant une épice anti-inflammatoire. L’explication provient peut-être du fait que son efficacité est plus faible que celle de la curcumine sur les douleurs et l’inflammation. En contrepartie, le gingembre ne peut pas soulager une douleur dans les heures qui suivent la prise, il faut généralement plusieurs semaines pour que l’effet antidouleur se manifeste au niveau articulaire.

Glucosamine et chondroïtine

Ces deux substances utilisées par les articulations ne semblent pas poser de problème en cas d’infection au coronavirus. Vous pouvez utiliser l’une ou l’autre sans différence d’effet. Les combinaisons des deux ingrédients ne sont pas plus efficaces à dosage total égal. Il existe des débats sans fin pour savoir lequel des ingrédients est le meilleur. Personnellement je préfère la chondroïtine bio-identique.

Les oméga-3 de poissons

Les oméga-3 à longue chaîne EPA et DHA retrouvés dans els poissons gras sont les anti-inflammatoires les plus intéressants car ils apportent par ailleurs de nombreux bienfaits sur la santé. De plus, différentes études ont bien établi que les oméga-3 ne diminuent pas la réponse immunitaire tout en protégeant du risque d’orage cytokinique. En revanche, là aussi les effets ne sont pas perceptibles à court terme puisqu’il faut environ 3 mois pour que ces acides gras pénètrent toutes les membranes cellulaires et exercent leurs pleins effets.

La mélatonine

En cas de douleurs vraiment difficiles à contrôler, une des solutions naturelles les plus intéressantes est l’utilisation de la mélatonine. Elle est particulièrement efficace sur les douleurs neuropathiques, même très intenses. Voir à ce sujet l’article dédié aux effets antidouleurs de la mélatonine.

Pour aller plus loin :


Références :

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